Même les plus grands ont commencé petit. L'Allemande Sara Däbritz, qui s’apprête à disputer le match pour la médaille d’or du Tournoi Olympique de Football Féminin, Rio 2016, s’était déjà illustrée au plus haut niveau en Coupe du Monde Féminine U-17 de la FIFA lors d'Azerbaïdjan 2012, comme ses coéquipières Alexandra Popp ou Dzsenifer Marozsán auparavant. "Je les considère toutes les deux comme des modèles. Elles sont jeunes, mais elles ont déjà un palmarès bien fourni. C’est impressionnant. Elles sont internationales de plein droit et peuvent même se targuer d’une certaine expérience. Il y a beaucoup à apprendre d’elles", confie Däbritz, 21 ans, à FIFA.com.

Quatre ans plus tard, Däbritz fait partie des piliers de l’équipe dirigée par Silvia Neid. Elle évolue désormais aux côtés de ses idoles. "Sara a énormément progressé dans tous les domaines. Depuis le début du Tournoi Olympique, elle n’a eu de cesse de se mettre en évidence, en multipliant les prestations de très haut niveau", estime la sélectionneuse allemande. Ses statistiques témoignent de la qualité de ses performances. Dès que Däbritz se trouve sur la pelouse, les défenseuses adverses sont en danger. Elle a déjà marqué à trois reprises depuis son arrivée au Brésil, dont un but décisif en demi-finale contre le Canada.    

"C’était particulièrement important car en menant 2:0, nous avions une marge de sécurité. À ce moment de la partie, les Canadiennes essayaient encore de nous mettre la pression. Ce but nous a donné de l’air", explique la milieu de terrain. "Mais même à 2:0, on ne peut pas se permettre le moindre relâchement. En football, tout va si vite. Si le Canada avait marqué, nous nous serions trouvées dans une situation très difficile. Nous avons très bien défendu pendant tout le match. Nous avons un peu baissé de rythme en fin de partie et les Canadiennes en ont profité pour presser davantage mais dans l’ensemble, nous avons bien géré la situation.“

La vie au village
Au fil des ans, la joueuse du Bayern Munich a pris goût à la victoire. Elle a entamé sa moisson en 2013, en remportant l’UEFA EURO féminin avec l’Allemagne. L’année suivante, elle soulevait le trophée de la Coupe du Monde Féminine U-20 de la FIFA au Canada. Sa présence en finale du Tournoi Olympique de Football Féminin apparaît comme une confirmation. "Les Jeux Olympiques sont très importants pour moi", assure-t-elle. "Toutes les jeunes joueuses espèrent se faire une place en équipe nationale pour disputer de grandes compétitions. Les JO ont une place à part dans le calendrier car il s’agit tout de même du plus grand événement sportif au monde. C’est fabuleux de faire partie de la fête."

Pour que la fête soit complète, il ne reste plus à Däbritz et à ses partenaires qu’à se couvrir d’or. Après une bonne nuit de repos, les Allemandes sont parties pour Rio de Janeiro, où elles retrouveront le 19 août la Suède pour le match décisif. Au-delà de l’enjeu, qu’attend Däbritz de ce rendez-vous historique ? "J’espère que nous allons vivre au rythme olympique. Pour commencer, nous allons résider au village olympique. Nous avons hâte de découvrir comment on vit là-bas", s'enthousiasme-t-elle. "Mais bien entendu, nous restons concentrées sur notre match. Nous n’avons que deux jours pour récupérer. Quand je pense que nous allons jouer au Maracana… C’est de la folie ! C’était notre objectif quand nous avons commencé notre préparation. Aujourd’hui, nous avons réalisé notre rêve. Maintenant, nous allons tout faire pour remporter la médaille d’or."