Leurs championnats sont parmi les plus relevés en Europe, les deux équipes sont des incontournables du paysage du football féminin depuis toujours, elles ont en Silvia Neid et Pia Sundhage respectivement deux des sélectionneuses les plus titrées au monde : Allemagne-Suède était l‘affiche inédite de la finale du Tournoi Olympique de Football féminin, Rio 2016, disputée ce 19 août dans un lieu mythique : le Maracanã. Et ce sont les Allemandes qui ont décroché l’or après 90 minutes globalement maîtrisées (1:2).

Plus en jambes et moins timorées, les Allemandes prenaient le meilleur départ. Minute après minute, elles gagnaient du terrain grâce à une belle circulation de balle, sans toutefois trouver de bonnes positions de tir. Repliée en défense, la Suède ne faisait pas de secret de sa stratégie : elle allait jouer les contres à fond, à l’image de la première occasion signée Olivia Schough, un tir non cadré à neuf mètres (9').

Côté DFB Frauen, il fallait attendre la 18ème minute pour voir enfin une frappe d’Anja Mittag, captée par Hedvig Lindhal. Elle ouvrait la porte à d’autres occasions bien plus franches. A bout portant et idéalement servie par Tabea Kemme, Melanie Leupolz ratait d’abord l’immanquable de la tête (20’). Mittag en faisait de même du pied cinq minutes plus tard. A l’issue d’une contre-attaque, Lotta Schelin était pourtant proche de faire virer les Blagult en tête à la pause, mais la frappe de l’ancienne Lyonnaise passait au-dessus de la transversale (28’).

La situation se décantait après la pause. Dzsenifer Marozsan réceptionnait un ballon aux 16 mètres, contrôlait et enchaînait avec une frappe enroulée pleine lucarne ! (0:1, 48’). Le break était fait un quart d’heure après. Marozsan frappait un coup franc sur le poteau des 20 mètres. Le ballon atterrissait dans les pieds de Linda Sembrandt qui trompait sa propre gardienne en tentant de dégager (0:2, 62’).

Dos au mur, la Suède jetait toutes ses forces dans la bataille. Elle était récompensée de ses efforts cinq minutes plus tard, Stina Blackstenius taclant victorieusement une jolie passe distillée par Scough (1:2, 67’). Revigorées par cette réduction du score, les Blagult poussaient ensuite pour obtenir l’égalisation. A trois minutes du terme, Schough était même tout proche de relancer ce match passionnant. Mais la défense parvenait à se dégager pour de bon : l’Allemagne était championne olympique.