Pour son dernier match de la phase de groupes du Tournoi Olympique de Football Féminin, Rio 2016, la France avait rendez-vous avec la Nouvelle-Zélande, avec qui elle était à égalité de points au coup d’envoi de leur match, dans le Groupe G, à trois unités des États-Unis déjà qualifiés pour le second tour. Une place en quart de finale était assurée au vainqueur et la France l’a décrochée grâce à un succès (0:3).

Confronté à quelques blessures et dans l'obligation de ménager les organismes de ses protégées, Philippe Bergeroo avait décidé de faire tourner son effectif avec quatre changements par rapport au onze qui avait affronté les Stars and Stripes. La mayonnaise ne prenait pas vraiment en début de match, les Football Ferns bousculant des Bleues timorées. Sakina Karchaoui, très à son avantage, tentait bien de secouer ses partenaires par de judicieuses montées côté gauche, mais sans succès. Face au manque d’inspiration de ses attaquantes, le sélectionneur remplaçait Marie-Laure Délie par Eugénie Le Sommer, de retour de l’infirmerie. Ce choix payait trois minutes plus tard quand Elise Bussaglia déclenchait une frappe des 20 mètres que repoussait le poteau dans les pieds de l'attaquante tricolore, opportuniste (0:1, 38’).

La France avait fait le plus dur. Au début du deuxième acte, elle se contentait de gérer son avance, seule la Néo-Zélandaise Annalie Longo se montrant dangereuse de loin (54’). Quand bien même le tir de la Néo-Zélandaise passait largement à côté, les Bleues prenaient cet avertissement au sérieux. Elles se mettaient à l’abri dix minutes plus tard, Élodie Thomis décochant un centre parfait pour la tête victorieuse de Louisa Cadamuro, esseulée au point de penalty (0:2, 63’). 

Tandis que la Nouvelle-Zélande accusait le coup, les Françaises plantaient une dernière banderille, suite à une faute dans la surface d'Alie Riley sur Thomis. Cadamuro se chargeait du penalty et tuait définitivement le match (0:3, 90’). Deuxièmes, les Bleues rencontreront donc le Canada, premier de la poule F, à Sao Paulo, le 1 août. Quant aux Kiwis, leur avenir dans ce tournoi dépend désormais du verdict du Groupe E.