Des membres du Programme jeunesse de la FIFA et des bénévoles nous parlent de leur expérience en Coupe du Monde Féminine de la FIFA 2015™ à l'occasion d'un événement média spécial organisé en début de semaine à Vancouver. Alexina Bacchus, membre de l'équipe des ballons, Jahaan Somani, porte-drapeau, et Karim Sayani, bénévole, avaient fait le déplacement.

Le Programme jeunesse de la FIFA illustre le souci de la FIFA de voir les enfants participer dès leur plus jeune âge, quel que soit leur sexe. Durant la Coupe du Monde Féminine au Canada, cette initiative propose aux enfants de prendre part à un certain nombre d'activités en tant qu'accompagnateurs des joueuses, porte-drapeaux ou membre de l'équipe des ballons.  

Interrogée sur son rôle au sein de cette équipe très particulière, Alexina raconte que, lors d'une journée d'orientation organisée avant le tournoi, les ramasseurs de balle se sont vu rappeler l'importance de toujours regarder les joueuses avant de leur renvoyer le ballon. Les instructeurs leur ont également expliqué comment se comporter au bord du terrain. Quand la conversation dévie sur les footballeuses qui ont retenu son attention, la jeune fille livre un verdict inattendu : "J'ai vraiment aimé la Canadienne Desiree Scott. Je trouve qu'elle n'est pas reconnue à sa juste valeur, car elle assure la cohésion de son équipe".  

En tant que porteuse de drapeau, Jahaan Somani tient elle aussi un rôle important au sein du Programme jeunesse de la FIFA. Elle doit montrer la voie aux joueuses qui entrent sur le terrain. "C'est très excitant", répond-elle lorsque l'on évoque les émotions ressenties dans le tunnel avant un grand rendez-vous. "On se tient aux côtés des meilleures footballeuses de la planète. Je n'avais jamais connu ça auparavant. Elles sont vraiment très gentilles avec nous. Elles nous sourient tout le temps. C'est incroyable de pouvoir participer à un événement de cette envergure."

Le sourire aux lèvres
Les deux jeunes filles ont également évoqué la montée d'adrénaline ressentie en pénétrant sur le terrain au début de la rencontre. "Quand nous sortons du tunnel pour prendre nos places, nous voyons tous ces enfants qui lèvent la main pour nous faire signe comme si, nous aussi, nous étions vraiment spéciales. C'est un sentiment incroyable", reprend Alexina. "Dès que j'entends l'hymne de la FIFA, j'ai le sourire aux lèvres", glisse pour sa part Jahaan. "Tout le monde nous regarde quand nous sortons du tunnel. Je crois que c'est le meilleur moment. On sent que les joueuses sont juste derrière nous."  

Karim Sayani travaille quant à lui comme bénévole sur le tournoi. "Le bénévolat tient une place importante dans ma vie. Je pense que tout le monde devrait consacrer un peu de son temps aux autres. J'aime le football depuis toujours. J'ai deux filles qui jouent au football depuis qu'elles ont trois ans. Je suis donc directement concerné par le football féminin. Nous n'avons jamais organisé un événement de cette importance, d'un océan à l'autre. C'est un privilège et un honneur d'être présent. Ce trouve cette compétition fantastique et si l'occasion se représentait, je me précipiterais pour être de la fête."

Fervent défenseur du beau jeu version dames, Karim estime que le Canada et l'ensemble du monde tiennent là une belle occasion de démontrer leur soutien au football féminin. "Depuis trois ou quatre ans, j'entraîne l'équipe de mes filles. Je suis intarissable sur la popularité de cette discipline et son développement. Il faut laisser la place aux jeunes filles et aux femmes à l'échelle internationale", conclut-il.