Un an jour pour jour après la finale de la Coupe du Monde Féminine de la FIFA, Canada 2015, plongez dans vos souvenirs et revivez l'essentiel de la compétition.

La Coupe du Monde Féminine de la FIFA, Canada 2015™ était placée sous le signe des records. Et cela n'était pas seulement dû au fait que, pour la première fois, 24 équipes étaient réunies sur la ligne de départ... Avec trois couronnes mondiales à leur actif, les États-Unis sont désormais l'équipe la plus titrée de l'histoire de la compétition. En outre, les Stars and Stripes possèdent la meilleure attaque de tous les temps avec 112 réalisations, juste devant l'Allemagne (111).

En finale, les Américaines ont largement dominé le Japon (5:2). Après 16 minutes de jeu, les joueuses de Jill Ellis menaient déjà 4:0. La meneuse de jeu Carli Lloyd s'est offert pour l'occasion un triplé, s'imposant comme la grande instigatrice de ce succès. Ironie du sort, cette même Lloyd avait raté un penalty en finale d'Allemagne 2011 face aux Nadeshiko. En tout, 14 Américaines présentes ce jour-là à Francfort ont participé à la revanche des États-Unis. Lauréate du Ballon d'Or adidas, qui récompense la meilleure joueuse du tournoi, Lloyd a parlé de "performance légendaire". Les chiffres lui donnent raison : on n'avait encore jamais vu plus de quatre buts en finale d'une Coupe du Monde Féminine. Barack Obama n'est  pas resté insensible à ce triomphe. "Belle victoire des USA ! Quel grand match, Carli Lloyd ! Votre pays est fier de vous. Passez donc nous voir à la Maison Blanche avec la coupe", s'est réjoui le président américain sur Twitter.  



Sawa, Formiga et Marta au firmament
Malgré son échec en finale, le Japon a des raisons d'avoir le sourire. Le sélectionneur Norio Sasaki n'a pas ménagé ses efforts pour rappeler que la présence de son équipe à ce niveau constituait déjà un bel exploit. Par ailleurs,b Homare Sawa reste une référence dans cette compétition. La milieu de terrain de l'INAC Kobe Leonessa totalise six participations à l'épreuve, ce qui fait d'elle la joueuse la plus expérimentée à ce niveau, à égalité avec Formiga. La Brésilienne est aussi devenue la buteuse la plus âgée du tournoi. Sa compatriote Marta s'est quant à elle adjugé le titre  de meilleure réalisatrice de l'histoire de la compétition, avec 15 unités. Le but inscrit contre la République de Corée au premier tour lui permet de laisser définitivement derrière elle l'Allemande Birgit Prinz (14). Malheureusement, ces deux championnes n'ont pu empêcher la sortie de route de la Seleção en huitième de finale, contre l'Australie (1:0). Ce résultat est d'autant plus décevant que les Sud-Américaines étaient les seules, avec les Japonaises, à avoir enregistré trois succès en phase de groupes.

L'Angleterre a bouclé son parcours sur une note positive en s'adjugeant la médaille de bronze à l'issue du match pour la troisième place face à l'Allemagne (1:0, a.p.). Les Three Lionesses ont ainsi mis fin à une terrible série de 20 matches sans victoire face à la Nationalmannschaft (18 défaites et deux nuls). En quart de finale, les Anglaises s'étaient distinguées en éliminant le pays hôte. Les Canadiennes, qui ont franchi le premier tour pour la deuxième fois de leur histoire, ont apporté beaucoup de joie aux spectateurs, qui ont été plus d'1,3 million à se presser dans les stades canadiens.

Écartée dès les quarts de finale en 2011, l'Allemagne est de nouveau absente du podium et se retrouve à un tournant de son histoire. La gardienne Nadine Angerer a pris sa retraite internationale à l'issue du tournoi et la sélectionneuse Silvia Neid passera le témoin à Steffi Jones en 2016. Toutefois, beaucoup de jeunes talents ont brillé au Canada, ce qui laisse à penser qu'il faudra encore compter avec l'Allemagne dans les années à venir. Il en est de même pour la France, lauréate du Prix du Fair-play de la FIFA. En dépit de la défaite aux tirs au but contre les Allemandes en quartde finale, les Bleues ont de beaux jours devant elles grâce à des joueuses comme Eugénie le Sommer, Wendie Renard ou Amandine Henry.

D'un océan à l'autre
Les huit nouveaux venus à ce niveau que sont la Côte d'Ivoire, le Costa Rica, l'Équateur, l'Espagne, la Thaïlande, les Pays-Bas, la Suisse et le Cameroun avaient des ambitions un peu moins élevées que ces deux géants européens, mais tout à fait dans l'esprit du slogan du tournoi : "Vers le grand but." Si tous ont eu leur lot de moments mémorables, les trois derniers ont, en plus, validé leur billet pour les huitièmes de finale. Sur le plan individuel, Asisat Oshoala (Nigeria), Verónica Boquete (Espagne) ou Shirley Cruz (Costa Rica) ont fait souffler un vent de fraîcheur sur la compétition et rappelé que le football féminin progressait aux quatre coins du monde.

A Mari Usque Ad Mare -"d'un océan à l'autre" -, telle est la devise du Canada. Cette Coupe du Monde Féminine a été l'occasion d'en mesurer la portée. Cinq fuseaux horaires séparent Moncton, à l'est, de Vancouver, à l'ouest. On n'avait jamais vu de telles distances dans l'histoire du tournoi. "Cette Coupe du Monde doit être une source d'inspiration pour toutes les associations membres", a lancé Lydia Nsekera, présidente de la Commission du Football Féminin et de la Coupe du Monde Féminine de la FIFA™ lors de la conférence de presse finale. Elle a également appelé chacun à ne pas se reposer sur ses lauriers. La septième édition de l'épreuve mondiale est terminée, mais la prochaine se profile déjà à l'horizon.

Goodbye Canada 2015, salut France 2019 !

Participants
Allemagne, Angleterre, Australie, Brésil, Cameroun, Canada, Colombie, Costa Rica, Côte d'Ivoire, Équateur, Espagne, États-Unis, France, Japon, Mexique, Nouvelle-Zélande, Nigeria, Norvège, Pays-Bas, République de Corée, RP Chine, Suède, Suisse, Thaïlande

Classement final
1. États-Unis
2. Japon
3. Angleterre
4. Allemagne

Sites
Edmonton, Moncton, Montréal, Ottawa, Vancouver, Winnipeg

Buts
146 (moyenne : 2,8 par match)

Prix
Ballon d'Or adidas : Carli Lloyd (États-Unis)
Ballon d'Argent adidas : Amandine Henry (France)
Ballon de Bronze adidas : Aya Miyama (Japon)

Soulier d'Or adidas : Célia Sasic (6 buts, 1 passe décisive)
Soulier d'Argent adidas : Carli Lloyd (6 buts, 1 passe décisive)
Soulier de Bronze adidas : Anja Mittag (5 buts, 2 passes décisives)

Gant d'Or adidas : Hope Solo (États-Unis)

Meilleure Jeune Joueuse Hyundai : Kadeisha Buchanan (Canada)

Prix du Fair-play de la FIFA : France