• *Anna Signeul est sélectionneuse de la Finlande depuis août 2017  *
  • A la tête de l'équipe nordique, la technicienne n'a toujours pas connu la moindre défaite
  • FIFA.com l'a rencontrée à la veille d'Israël-Finlande, qualificatif pour la Coupe du Monde Féminine 2019

Anna Signeul aime les challenges. Depuis ses débuts d’entraîneur, en 1981, à seulement 21 ans, la technicienne suédoise y a trouvé la motivation pour réaliser une carrière exemplaire, qui s’apprête à s’enrichir d’un nouveau chapitre. A 56 ans, la Suédoise a pris en main une équipe de Finlande mal en point qu’elle compte bien relever… comme tous les nombreux défis qu’elle s’est lancé.

Les Scandinaves traversaient effectivement, encore il y a peu, une période compliquée. Ancienne place forte du football féminin, la Finlande est tombée en mars 2017 au 28ème rang du Classement Mondial FIFA/Coca-Cola, soit sa plus mauvaise place depuis la création du Classement en 2003. Mais en août 2017, Signeul est arrivée… et les choses ont changé. L’équipe n’a plus perdu depuis quatre rencontres.

*Cinq sur cinq ?
Portugal 1:1 Finlande (amical - 16/09/17)
Portugal 1:1 Finlande (amical - 19/09/17)
Finlande 1:0 Serbie (Qualifications pour France 2019 - 22/10/17)
Finlande 4:0 Israël (Qualifications France 2019 - 26/11/17)
*A venir : Israël - Finlande, 22 janvier *(Qualifications France 2019)*

"Je suis pleinement satisfaite de ces premières semaines ensemble", analyse l’intéressée au micro de FIFA.com. "J’ai pu percevoir un fort potentiel chez les joueuses, une belle équipe senior avec beaucoup de jeunes talent et un bel engouement pour le football féminin dans le pays. Les résultats suivent. Dans l’ensemble, ces six premiers mois ont été fructueux. Mais la route est longue".

La prudence est de mise. Signeul sait mieux que quiconque que tout vient à point à qui sait attendre. Son dernier exploit en date, la qualification de l’Ecosse pour l’UEFA EURO 2017, a été préparée sur plusieurs années. "Le défi finlandais est incomparable avec celui qui m’attendait en Ecosse", prend-elle soin de souligner". "En 2004 lorsque j’ai pris l’Ecosse en main, on partait de zéro. La Finlande est beaucoup plus avancée, son réservoir de joueuses est bien plus vaste. Ses fondations sont bonnes, les entraîneurs et éducateurs sont très bien formés".

Entre obstacle et miracle
C’est l’expérience qui parle. Signeul connaît le métier depuis près de 35 ans. Elle n’était qu’une jeune adulte de 21 ans lorsqu’elle a pris les rênes de l’équipe d’IK Brage pour laquelle elle jouait également. "Même enfant j’ai toujours été intéressée par le coaching, par le fait de partager des expériences et des connaissances. J’aime l’échange, le partage, la transmission… Entraîner est quelque de chose de naturel chez moi", analyse-t-elle.

Et d’ajouter : "Ce qui m’a avant tout inspirée et motivée, c’est de travailler avec les jeunes. C’est formateur et inspirant. Aider et parvenir à ce que de jeunes joueuses s’épanouissent et se développent à travers ce sport a été une grande source de satisfaction. Je me sens utile dans ce rôle."  

Quelques talents le lui ont bien rendu. Caroline Seger, Nilla Fischer, Hedvig Lindahl… elles sont quelques-unes à avoir été sous ses ordres à 16-18 ans et à être devenues de véritables stars de la discipline. "C’est fantastique pour un entraîneur d’assister à l’éclosion de tels talents", souligne-t-elle encore. "Globalement, je tire beaucoup de fierté dans le travail qu’on a réalisé avec la fédération suédoise pour le développement de ce sport dans notre pays. Nous sommes parvenus à élever notre discipline à un haut niveau. Je pourrais en dire autant au sujet du travail que nous avons accompli en Écosse. En toute humilité, je suis fière de cet héritage laissé."

Après la Suède et l'Écosse, c’est donc au tour de la Finlande de potentiellement entrer dans une autre dimension sous la houlette de la technicienne. "Qualifier la Finlande pour la Coupe du Monde en France est un rêve", admet Signeul qui a fort à faire dans un Groupe 7 ouvert où, outre la Serbie et Israël, l'attendent l'Autriche et l'Espagne. "Obtenir ce sésame serait tout à fait inattendu...",  mais réalisable pour cette faiseuse de miracles !

Signeul face aux défis :

. Quel a été le plus grand défi que vous avez relevé au cours de votre carrière ?

C’est de servir la cause du football féminin, notamment en écosse.

*. Quel adversaire aimeriez-vous défier en finale d’une Coupe du Monde ? *Le football féminin a tellement progressé qu’il y a aujourd’hui tellement d’équipes que je respecte et que je rêverais de rencontrer en finale d’une Coupe du Monde (elle réfléchit).  Affronter des équipes du calibre des Etats-Unis ou de l’Allemagne fait rêver.

* * . Quel sélectionneur vous plairait-il de défier en finale de Coupe du Monde ?

(elle réfléchit) J’ai énormément de respect pour des entraîneurs tels que Pia Sundhage et Silvia Neid…

*. Quel autre défi rêveriez-vous de relever dans votre carrière ? *Entraîner une équipe de "All stars" me plairait beaucoup !

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