Castellanos déchaîne les passions
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Même s'il s'agit d'une compétition réservée aux moins de 15 ans, le Tournoi Olympique de Football Filles organisé à Nankin ne manque pas de révélations. Parmi elles, la meilleure buteuse du Venezuela, Deyna Castellanos, concentre depuis quelques mois déjà toute l'attention des médias. 

Pensionnaire du centre de formation Escuela de Futbol Juan Arango, l'attaquante est sous les feux des projecteurs depuis avril 2014 et la Coupe du Monde Féminine U-17 de la FIFA où elle a décroché le Soulier d'Or adidas avec six réalisations et trois passes décisives. À Nankin, Castellanos semble bien partie pour conquérir un deuxième titre de meilleure buteuse dans une compétition de la FIFA, elle qui compte déjà sept buts en deux matchs de groupes avec le Venezuela.

Grâce à sa réputation et à ses performances, la buteuse de la Vinotinto est rapidement devenue la coqueluche des spectateurs, qui ne manquent pas de s'enflammer dès qu'elle touche le ballon. "Je suis très flattée de ce soutien", avoue la buteuse au micro de FIFA.com après la victoire de son équipe aux tirs au but face au Mexique en demi-finale. "D'une certaine manière, cette qualification pour la finale sonne comme la récompense de tout le travail et de tous les efforts que j'ai consentis pour le football."

Une véritable icône
"Ça fait chaud au cœur de voir que les supporters m'aiment et me soutiennent à ce point", admet Castellanos, qui comptait déjà 73 000 followers sur Twitter, en avril dernier, quelques jours après son quinzième anniversaire. "J'essaie de les tenir informés de mon actualité et de me rendre disponible pour eux sur les réseaux sociaux. Bien évidemment, je ne peux pas répondre à tout le monde et j'en suis la première attristée."

Castellanos supporte le FC Barcelone et ne jure que par Lionel Messi. Mais la personne qui a réellement donné envie à Deyna Castellanos de pratiquer le football au très haut niveau est Juan Arango, peut-être le plus grand joueur qu'ait connu le Venezuela. Le milieu offensif a donné son nom au centre de formation que fréquente Castellanos, mais son influence ne s'arrête pas là. "En plus d'être le joueur le plus connu du pays, Juan Arango est un père spirituel pour moi. Il me donne des conseils et m'encourage beaucoup pour que je progresse", souligne l'attaquante de la Vinotinto. "C'est d'ailleurs à lui que je dédie notre victoire en demi-finale face au Mexique. Il doit être ravi de notre qualification en finale et de mon tir au but."

Cette qualification pour la finale constitue un bonus pour le Venezuela, qui était surtout venu à Nankin pour engranger de l'expérience au niveau international. "Mes partenaires et moi avons progressé au fil de la compétition", ajoute Castellanos. "J'apprends chaque jour et je tiens à remercier mes entraîneurs et mes coéquipières pour tout leur soutien et leur aide."

Préparer l'avenir
Alors que ses autres passions sont la danse et la musique, Deyna Castellanos est déjà tournée vers l'avenir. "Je tiens d'abord à terminer mes études", assure-t-elle. "Quant à ma carrière dans le football, ma famille aimerait que je la poursuive en Allemagne ou au Canada afin que je puisse encore progresser. Bien sûr, tant que l'équipe nationale aura besoin de moi, je répondrai présente pour elle."

À quoi pense-t-elle au moment d'aborder la finale face au pays organisateur, la RP Chine ? La Vénézuélienne apparaît on ne peut plus déterminée : "J'ai hâte d'affronter la Chine. Cette rencontre est un vrai défi et nous sommes prêtes à tout pour nous imposer."