Tottenham - Lloris ne regrette rien
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Hugo Lloris connaît des débuts difficiles dans les buts de Tottenham, mais "ne regrette pas du tout" son choix, et s'il réédite des performances ébouriffantes comme face à la Lazio Rome jeudi, où il a sauvé son équipe (0-0), il pourrait vite se retrouver sans concurrence.

"Non, je ne regrette pas du tout d'être venu", assure Lloris. "Tottenham est un grand club qui aspire à grandir encore, le championnat anglais est très attractif, c'était très important pour ma carrière d'y jouer. Il y a de grands supporters, je me sens très bien et j'ai été très bien accueilli", ajoute-t-il.

Transféré à la fin de l'été sur l'insistance de Lyon, il a trouvé un concurrent inattendu dans la cage des "Spurs", Brad Friedel, 41 ans, qui n'a pas peur du gardien de l'équipe de France. "La pression? J'ai plus de pression pour élever mes trois enfants que sur un terrain de foot", avait expliqué l'Américain.

L'entraîneur André Villas-Boas a privilégié Friedel pour le début du championnat, et Lloris jouait en Europa League (et en Coupe de la Ligue). Dans cette petite vitrine européenne, il a d'ailleurs commis une boulette, contre Maribor il y a quinze jours. "Ce sont des choses qui arrivent, mon défenseur ne m'a pas mis non plus dans des bonnes conditions, mais ça n'a pas eu d'incidence sur le résultat", plaide-t-il (3-1 pour Tottenham).

Aligné à la place de Friedel contre Arsenal, Lloris a pris cinq buts (5-2). "Mais c'était un naufrage collectif après l'exclusion de Manu Adebayor", explique-t-il. Il n'a pas paniqué, et contre la Lazio, il en a sauvé au moins autant, dégoûtant le Tchèque Libor Kozak. Avec ce deuxième match d'affilée dans les buts, il est peut-être en train de s'imposer dans l'esprit de son entraîneur portugais.

"J'ai besoin de jouer"
Toujours mesuré, l'ancien Niçois ne fait pas d'esclandre. "Je suis arrivé à la dernière minute", explique-t-il, "mais maintenant j'ai besoin d'enchaîner les matches, pour retrouver une certaine confiance et pouvoir jouer à mon meilleur niveau". Il affirme ne pas penser aux points qu'il a marqués, en tenant en respect presque à lui seul la Lazio. "Je ne joue pas en fonction des uns ou des autres, j'essaie de faire le maximum pour l'équipe, après l'entraîneur fait ses choix", répond-il. "J'espère que ça va s'améliorer".

"Ça se passe très bien entre nous, avec l'entraîneur des gardiens aussi. Avec Friedel, Carlo Cudicini et Aurelio Gomes, il y a quatre gardiens de grande qualité à l'entraînement, mais ça ne nous regarde pas nous joueurs. On donne le maximum, c'est au club de résoudre ces questions là. C'est bien de jouer des matches européens, mais comme je l'ai dit j'ai besoin de continuer à jouer, et j'espère que ça viendra."

Dès dimanche contre West Ham pour un troisième match de rang? "On verra, je me prépare à tout, c'est sûr que j'ai envie de jouer, et que les choses ne m'ont jamais été présentées comme elles sont aujourd'hui, mais j'appartiens à une équipe, un club, je respecte l'institution et je respecte mes coéquipiers".

Lloris, capitaine en Bleu, "n'est pas là pour créer des problèmes, même si ça ne fait pas plaisir. Je ferai la différence sur le terrain", promet-il.