Le PSG s'effondre, Ibra voit rouge
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Un coup de tonnerre à double retentissement s'est abattu sur la L1 samedi au Parc des Princes: le PSG a subi sa première défaite de la saison en championnat, face au Saint-Etienne d'Aubameyang (2-1), et son attaquant star Ibrahimovic a écopé d'un carton rouge.

Paris expose désormais son fauteuil de leader puisque ses deux poursuivants peuvent le lui chiper en cas de victoire dimanche, Toulouse à Bordeaux, et Marseille à Ajaccio (en fonction de la différence de buts).

L'ASSE pour sa part prend provisoirement la 4e place de Lyon, qui reçoit Bastia dimanche. Et les Stéphanois peuvent remercier Aubameyang: l'attaquant gabonais, entré pour la deuxième période après avoir soigné une béquille, a été décisif sur les deux buts, d'un centre dévié par Sakho dans ses propres filets (55e), et de son 7e but personnel dans une défense parisienne volatilisée (73e).

Saint-Etienne signait ainsi sa troisième victoire au Parc des Princes en 30 ans et 33 confrontations (L1 et Coupe de la Ligue confondues). Un résultat d'autant plus remarquable que le dernier revers des Parisiens en L1 remontait à fin avril (2-1 à Lille), eux qui restaient depuis sur 14 matches sans défaite.

Mais le PSG a sombré samedi, un naufrage symbolisé par sa star suédoise. "La position d'Ibra n'est pas avant-centre, il n'aime pas, il retourne" (il revient, ndlr), avait dit son entraîneur Carlo Ancelotti vendredi. On en a eu un nouvel aperçu samedi, presque caricatural: "Zlatan" a surtout marché au milieu de terrain, et perdu beaucoup de ballons.

Une nonchalance déjà constatée auparavant mais qui était éclipsée par un ou deux éclairs de génie, un ou deux gestes décisifs. Là, rien, ou si peu: un duel perdu avec le gardien stéphanois (12e), puis un coup de pied, emporté par son élan, dans la poitrine du même Ruffier, ce qui lui vaut le premier carton rouge de sa vie parisienne (70e). Il sera suspendu à Montpellier pour la 12e journée.

Matuidi sorti blessé
Du coup, s'époumonnant un peu partout sur le front de l'attaque, seul Ménez proposait du mouvement devant et multipliait courses, appels, dribbles. Et les occasions nettes se révélaient rares, la meilleure ayant encore été ce centre-tir de Van der Wiel détourné en corner par Ruffier (4e). Hoarau réduisait le score (88e) et les Parisiens se révoltaient en toute fin de match: trop tard !

Car le match s'est joué sur un rythme moyen pendant la plupart du temps. La pression étouffante infligée par le PSG à l'OM mercredi en 8e de finale de Coupe de la Ligue (2-0) s'était manifestement dissoute trois jours après...

Peut-être aussi était-ce dû au moteur Matuidi victime d'une béquille dans un duel dès la 2e minute, dès lors amoindri, et finalement remplacé à la demi-heure de jeu par Bodmer, qui a eu du déchet. Matuidi blessé, c'était la troisième tuile du jour pour le PSG. Chantôme est bien revenu, mais n'a pu suffisamment porter le jeu vers l'avant.

Côté stéphanois, Hamouma a été transparent, peut-être émoussé par son bon match mardi en coupe (auteur d'un doublé), tandis que Gradel a posé quelques problèmes à Van der Wiel, par ailleurs assez imprécis. Mais l'entrée d'Aubameyang et la sortie d'Ibrahimovic allaient changer le cours du match.