PSG - Matuidi et Ibrahimovic ne connaissent pas la crise
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En battant Troyes samedi au Parc des Princes (4-0), le Paris SG est sorti de la (toute petite) crise provoquée par une vilaine série de trois matches sans victoire en Championnat de France, et le doit encore une fois à ses deux hommes forts du début de saison: Matuidi et Ibrahimovic.

"Joueur phénoménal" pour l'entraîneur troyen Jean-Marc Furlan, "l'un des meilleurs attaquants du monde" selon celui du PSG Carlo Ancelotti: Ibrahimovic a reçu les éloges auxquels il est habitué et qu'il a mérités au vu de sa ligne de stats.

Avec un "double double" (deux buts et deux passes décisives) plutôt flatteur au vu d'une prestation par ailleurs assez quelconque, le Suédois a en effet rappelé qu'il était presqu'à lui un seul un remède à la crise et a porté son total à 12 buts en Ligue 1.

Les félicitations, Matuidi en reçoit depuis moins longtemps qu'"Ibra", mais samedi il a fait l'unanimité et cela devient une autre habitude. Plus rare, le milieu de terrain des Bleus et du PSG a été l'objet après le match d'un hommage appuyé du géant suédois.

"Ah, c'est plus facile de parler aux journalistes quand on marque un but, hein ?", a d'abord plaisanté Ibrahimovic en passant le bras autour de l'épaule de Matuidi qui répondait aux questions de la presse en zone mixte.

"Matuidi fait toujours tout bien. Il travaille beaucoup et en plus aujourd'hui il a marqué. Il n'a peut-être pas tout le crédit qu'il mérite d'avoir", a ensuite estimé "Ibra".

L'intéressé, fidèle à son image, ne s'est pas attardé sur sa performance personnelle. "D'habitude j'en mets trois par saison, là j'en suis à trois en novembre (deux en L1 plus un en Ligue des Champions, ndlr), c'est bien", a-t-il simplement déclaré avant de défendre la qualité de jeu de son équipe, discutée par certains journalistes.

"Si vous enlevez Matuidi..."
"Vous voulez quoi ? On n'a pas pris de but, il y a aussi un adversaire. Je crois que vous attendez un peu trop. C'est dur, il y a beaucoup de matches", a-t-il dit.

Lui les joue presque tous malgré la concurrence et s'est rendu indispensable à ce PSG bourré de qualités mais qui peut parfois manquer de gros bosseurs.

Samedi, lui le gaucher avait été décalé à droite du milieu de terrain à trois privilégié par Ancelotti sans que cela n'affecte en rien son abattage. Surtout, son appel tranchant plein axe pour solliciter la passe d'Ibrahimovic sur le deuxième but parisien a encore confirmé ses progrès dans le domaine offensif.

"Le jeu vers l'avant, ça avance, mais je dois encore travailler. Dans ce système à trois milieux, je peux jouer comme un milieu 'box-to-box', ça aussi ça me fait progresser", avait-il expliqué en septembre lors d'un entretien avec l'AFP.

Pour Ancelotti, l'ancien troyen et stéphanois "a réussi une performance comme d'habitude: de très haut niveau" et "peut être heureux de ce qu'il fait en ce moment".

Mais le plus beau compliment est peut-être venu de Jean-Marc Furlan. "Si vous enlevez Matuidi de cette équipe ce n'est pas la même chose. Et ça fait suer parce qu'il est troyen (il a joué à l'Estac de 2003 à 2007, ndlr). Il me fait la bise mais bon...", a-t-il dit avec un demi-sourire.

Mardi, Matuidi retrouvera en quart de finale de la Coupe de la Ligue un autre de ses anciens clubs, Saint-Etienne. Il y aura des bises avant le match. Il y aura peut-être aussi des compliments à la fin pour "Ibra" et Matuidi, d'autant que le PSG a une revanche à prendre sur les Verts.