Jallet : "Je ne suis qu’un simple joueur de football"
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Christophe Jallet est comme le bon vin, il vieillit bien. Depuis ses débuts professionnels à Niort en 2003, le natif de Cognac a, d’année en année, gagné en qualité, au point de devenir l’un des meilleurs défenseurs français. Incontournable au Paris Saint-Germain, Jaja - comme il est surnommé à propos - a également intégré l’équipe de France en août 2012, inscrivant même un but contre le Bélarus en match de qualification pour la Coupe du Monde de la FIFA, Brésil 2014™. Bref, Christophe Jallet a pris de la bouteille et compte bien aujourd’hui, à 29 ans, s’enivrer de titres. FIFA.com l'a rencontré.

Christophe Jallet, après des passages à Cognac, Niort, Lorient, vous êtes aujourd’hui capitaine du Paris Saint Germain. Êtes-vous particulièrement fier de votre parcours ?
Je suis fier du chemin parcouru, mais peut-être que je le serai encore plus lorsque ma carrière s’arrêtera. Pour l’instant, je ne réalise pas trop. J’essaye de vivre les choses au jour le jour. J’en profite.

Que effet cela fait que d’entendre de la bouche de Carlo Ancelotti qu’on est le "meilleur latéral droit de France" ?
Un compliment, c’est toujours pris avec plaisir. C’est plus facile d’entendre ça que des critiques. Cela fait évidemment plaisir. Après, on essaye de renvoyer l’ascenseur de son côté !

Vous avez été désigné capitaine du PSG au début de cette saison. Est-ce facile de l’être dans un club comme celui-là ?
Ce n’est pas plus difficile qu’ailleurs. C’est juste un peu plus de responsabilité vis-à-vis du groupe. Ce n’est rien de méchant, rien d’exceptionnel. Il s’agit juste d’être un relais au sein du groupe.

Ancelotti vous complimente, il vous désigne capitaine, mais il recrute un autre arrière droit en la personne de Gregory Van der Wiel. Comment avez-vous vécu cela ?
La concurrence pousse à se dépasser soi-même. Plus on a de bons joueurs dans notre groupe, plus on sera à même de gagner des titres. C’est bénéfique pour tout le monde.

Van der Wiel est venu s’ajouter à la pléiade de stars que compose le vestiaire parisien. Pouvez-vous nous raconter l’ambiance qui y règne ?
Il y a une très bonne ambiance. C’est sûr que  gagner des matches aide à cela. On a un effectif assez large, certains ont forcément un peu moins de temps de jeu mais c’est le lot des grands clubs et on est tous ensemble dans le même navire pour gagner un maximum de titres cette année. On n'a pas le temps de laisser de la place à nos états d’âme. Il faut y aller.

Parmi ces stars, l’une fait beaucoup parler d’elle : Zlatan Ibrahimovic. Le Suédois a inscrit 12 buts en 11 matches...
C’est un joueur de très haut niveau. On le savait avant qu’il arrive et il le confirme. Il n’y a pas grand-chose à dire de plus, c’est un des très grands joueurs dans le football mondial. Évoluer à ses côtés est à la fois un honneur et un plaisir. C’est aussi un facteur de motivation supplémentaire et un élément de progression pour tous les joueurs qui le côtoient.

D’après vous, quel sera le principal adversaire du PSG cette année ?
Le principal adversaire du PSG cette année sera... le PSG ! Si on arrive à améliorer nos performances, on rendra cela possible. Ça dépendra beaucoup de nous, cette année, si on veut remporter le championnat.

Vous êtes deuxième de votre groupe et qualifiés pour le second tour en Ligue des champions de l’UEFA. Quel regard portez-vous sur votre parcours ?
Le bilan est plutôt positif. On a pris une grosse claque à Porto, on aurait aimé mieux gérer cette rencontre. Mais c’était un match pour jauger, face à une équipe qui a l’habitude de la Ligue des champions. On est passé à côté, mais on a un match retour pour se rattraper. Ce match-là, le dernier des poules sera déterminant puisqu’il va designer le premier du groupe.

La pression est-telle la même en équipe de France qu’au PSG ?
C’est différent, c’est tout de même un niveau supérieur en équipe de France. La pression est plus forte quand on représente son pays. Mais ce sont des choses qui s’abordent le plus naturellement possible. C’est comme ça que les choses se passent le mieux.

Qu’est ce que cela change dans la vie d’un joueur d’avoir le statut d’international ?
Le statut d’international n’a pas changé ma vie. Ça me fait moins de jours chez moi, mais c’est avec un grand plaisir parce que c’est toujours quelque chose qu’on espère en tant que footballeur ! Le plus important, c’est maintenant d’y rester parce qu’une fois qu’on a goûté à la sélection, on n’a plus envie de la quitter. 

Vous êtes quelqu’un d’apparemment très simple. Mais acceptez-vous aujourd’hui que l’on vous considère comme une star ?
Médiatiquement, on me voit un peu plus, mais je n’ai pas changé : je ne suis qu’un simple joueur de football qui essaye de faire son métier du mieux possible, comme n’importe quel professionnel qui travaille dans n’importe quel corps de métier. C’est sûr que médiatiquement, on est plus exposé que d’autres, mais c’est tout.