Marseille oublie la gifle lyonnaise
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Marseille a retrouvé le podium de la Ligue 1 après avoir infligé à Brest sa première défaite à domicile de la saison en Championnat (2-1), dimanche lors de la 15e journée, quatre jours après avoir été giflé par Lyon au Vélodrome.

Les Marseillais, nouveaux dauphins de l'OL, deux longueurs devant et qui les avait corrigés mercredi (4-1). Dimanche, l'OM a laissé cet épisode derrière lui grâce à deux buts. D'abord par Diawara qui reprenait un centre de Barton (34) pour s'offrir une forme de revanche après sa prestation manquée mercredi.

Puis par André Ayew, qui n'avait qu'à pousser dans le but un centre de Barton, de nouveau (56), très présent et préféré à Kaboré dans le traditionnel système en 4-2-3-1 auquel Elie Baup est revenu, après le 4-3-3 peu concluant mis en place face à Lyon.

"Consignes respectées"
"On a respecté les consignes et surtout on a retrouvé une équipe solide. Quand on attaque et défend tous ensemble, on peut poser pas mal de problèmes. On est deuxièmes, toujours là, on ne va pas lâcher. Ce qui s'est dit dans le vestiaire après Lyon ? Cela reste entre nous. Mais on est des grandes personnes, on a regardé ce qui n'allait pas et on en a discuté avec le coach", a déclaré Diawara après la rencontre.

L'OM, globalement dominateur tout au long du match, a rarement été mis en danger, sauf sur l'unique occasion brestoise de la première période, conclue par un but de Benschop, qui battait de la tête à bout portant Mandanda, après que celui-ci eut repoussé une reprise de Lesoimier (42).

Titularisé pour la première fois depuis fin octobre, en raison de la suspension de Ben Basat, meilleur buteur de Brest (5 buts), et de la blessure de Jonathan Ayité, le Néerlandais, recrue la plus chère de l'histoire du club (1,3 M EUR), inscrivait son deuxième but depuis son arrivée cet été.

Mais ce fut insuffisant pour éviter la première défaite brestoise de la saison en Championnat à domicile, après cinq victoires et un match nul.

"Caractère"
Car excepté un autre tir de Lesoimier claqué en corner par Mandanda (77) et une fin de match un peu plus difficile (tir de Dernis sauvé sur la ligne par Morel, 90+1), les Phocéens ont maîtrisé leur sujet, jouant haut et faisant souvent la différence sur les côtés, notamment le droit, celui d'Amalfitano.

Il a été à l'origine de la plupart des occasions de son équipe, d'une tête (11), une frappe (32) ou un centre qu'André Ayew était tout proche de reprendre (22). Mais il a cependant raté un face-à-face avec Thébaux (36).

La nouvelle balle de break manquée par Jordan Ayew (84) fut également sans conséquence. Sous la brume et le crachin finistériens, l'OM a laissé derrière lui sa série d'une victoire en quatre matches en L1 (un succès en six matches en comptant l'Europa League) et éjecté du podium le Paris SG.

Cela devrait suffire à son bonheur, même si Elie Baup, qui a salué la "réaction de caractère" de ses troupes, ne s'"occupe pas de Paris ni des autres équipes" dans un "Championnat difficile où il n'y a pas de hiérarchie établie." "Je souhaite qu'on enchaîne sur une série, ce que tout le monde a du mal à faire", a ajouté l'entraîneur marseillais.