PSG - Une éclaircie et des zones d'ombre
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Le PSG a retrouvé la lumière cette semaine au fil de deux victoires, l'une de prestige contre Porto mardi en Ligue des champions (2-1), l'autre spectaculaire et rassurante samedi en L1 (4-0 contre Evian), un redressement éloignant la crise mais assorti de quelques interrogations.

Le succès contre Porto dans la "petite finale" du groupe de C1 a permis au PSG de boucler le meilleur parcours de phase de groupes, avec la meilleure défense, et d'atteindre le premier objectif d'étape, la qualification en 8e de finale avec match retour à domicile. Le 4-0 contre Evian, après celui infligé à Troyes, fait office de baume apaisant après les deux revers de suite enregistrés au Parc des Princes face à Saint-Etienne et Rennes (2-1 à chaque fois). Bref, la semaine a été faste question résultats.

L'efficacité retrouvée s'appuie sur une nouvelle solidarité, plus que le passage du 4-3-1-2 au 4-4-2, selon l'entraîneur parisien. "On peut trouver l'équilibre quand tous les joueurs jouent ensemble, a avancé Carlo Ancelotti. Ce n'est pas un problème de système, mais d'attitude des joueurs". "Tout le monde a fait des efforts les uns pour les autres, il n'y a pas eu de trous devant, au milieu ou derrière, a abondé Jallet. On a pris conscience de nos capacités, Porto a été un déclic."

Le récent dîner entre joueurs dans un restaurant du XVIIe arrondissement est peut-être aussi une réponse à la lézarde qui les menace subrepticement entre francophones et italophones. Pastore symbolise ce regain de forme. Impliqué et combatif, le milieu argentin, désormais aligné en milieu excentré, a élargi sa palette de jeu tout en pesant offensivement, et sa relation avec Ibrahimovic s'améliore grandement.

"Je me sens bien quand l'équipe a plus le ballon et attaque plus, a expliqué l'Argentin. Cette position au milieu m'oblige à défendre plus, mais je m'entraîne dans la semaine pour cela. La mentalité a beaucoup changé: aujourd'hui, quand on perd le ballon, tout le monde court pour le récupérer, et plus seulement deux joueurs."

Le cas Nene
Le retour de Thiago Motta est aussi à ranger parmi les bonnes nouvelles: le milieu italien a fait valoir son impact physique et sa justesse à l'heure où manquaient Matuidi et Verratti (suspendus). Ancelotti a d'ailleurs noté qu'il s'agissait samedi du premier match où Thiago Silva, Thiago Motta et Ibrahimovic jouaient ensemble: son ossature prend forme.

Mais tout cela demeure fragile, au nom de l'irrégularité parisienne. Après "une première période de bonne facture, peut-être une de nos meilleures", il y eut la deuxième, où c'était "un peu plus inconstant", a admis Jallet. Ce fut effectivement brouillon et un tel relâchement, même à 2-0, est toujours dangereux. La dynamique entrevue cette semaine devra aussi se prolonger lors des deux prochains matches, relevés, mardi à Valenciennes et dimanche contre Lyon. Depuis ses succès contre Lille et Toulouse début septembre, le PSG n'a plus battu de gros bras en championnat.

Et le cas Nene ? Sanctionné par Ancelotti pour ses gestes d'humeur sur le banc mardi dernier, il réintègrera le groupe "s'il montre une bonne attitude", a précisé l'entraîneur. Ce n'est pas le premier accroc entre les deux hommes. Le Brésilien de 31 ans, qui avait été retenu par le club en juillet malgré ses envies d'ailleurs, a dit récemment vouloir rester à Paris. Comment se comportera-t-il à l'avenir, en fonction notamment de son temps de jeu ?