Paris-Lyon, où est la capitale du foot ?
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Si les PSG-Lyon sont rarement dénués d'intérêt, celui de dimanche, en clôture de la 18e journée de L1 (21h00), présente un enjeu symbolique pour savoir qui de la capitale française et de celle des Gaules prendra une option en vue du titre honorifique de champion d'automne.

L'OL compte trois points d'avance; un succès ou un nul lui permettrait d'envisager son dernier match de l'année, à domicile face à Nice, avec un confort autant mathématique que psychologique, et de boucler 2012 dans une position inespérée au vu du dégraissage de cet été.

Paris doit absolument l'emporter pour revenir à hauteur du leader et le dépasser à la différence de buts, avant de se rendre à Brest. "Doit absolument", car l'investissement pharaonique du propriétaire qatari impose à l'équipe de finir l'année en tête. Question de standing.

Surtout quand on se souvient que le PSG avait été champion d'automne la saison dernière, sous la houlette d'Antoine Kombouaré, remplacé dans la foulée par Carlo Ancelotti... Une histoire de standing là aussi.

"Pour la suite du championnat, ce n'est pas un match à 6 points, mais un match important pour la confiance, pour montrer qu'on revient bien, qu'on a un bon état d'esprit, estime l'attaquant du PSG Jérémy Ménez. Après tous les points perdus en novembre, ce serait bien qu'on soit champion d'automne, ça marquerait un petit truc dans le championnat".

La pression est bien sur les épaules parisiennes: un revers pourrait relancer les spéculations sur le sort du duo Leonardo-Ancelotti, qui n'apparaît plus aussi étroitement lié qu'il y a un an.

Mais cette pression paraît moins crispante qu'en novembre, au creux de la traditionnelle crise automnale. Après la sortie de route à Nice (défaite 2-1), le PSG a enchaîné trois performances convaincantes, le succès sur Porto en Ligue des champions (2-1) et les deux 4-0 passés à Evian et Valenciennes en L1.

Tout le monde fait les efforts les uns pour les autres, telle est la thèse développée par le club de la capitale, invoquant une nouvelle solidarité derrière Zlatan Ibrahimovic et ses 17 buts plutôt que le changement de système pour le 4-4-2, où les milieux excentrés Ezequiel Lavezzi et Javier Pastore s'évertuent à défendre.

Lyon diminué
Le PSG a aussi enregistré le retour de Thiago Motta, homme de base d'Ancelotti dans l'entrejeu longtemps perturbé par des blessures et précieux dans l'impact. Seul le cas Nene, officiellement "blessé" et encore écarté comme lors des deux derniers matches en raison de son attitude jugée négative, peut troubler la sérénité ambiante. Hoarau est également forfait mais Gameiro fait son retour dans le groupe.

C'est avec un groupe beaucoup plus amputé que l'OL monte à Paris, privé de Gourcuff, Grenier, Dabo et Lacazette, même si Gonalons revient de suspension et que Bastos, de retour de blessure, est actuellement en réussite (deux buts décisifs lors des deux derniers matches).

Lyon a connu un coup d'arrêt mercredi face au relégable Nancy (1-1) après trois victoires de rang et prestige, à Marseille (4-1), contre Montpellier (1-0) et dans le derby à Saint-Etienne (1-0). Ce nul met le fauteuil de leader à la merci d'une défaite au Parc des Princes, où l'OL reste sur quatre matches sans victoire en L1 (3 défaites, 1 nul). 

Vendredi, l'entraîneur lyonnais Rémi Garde s'est voulu rassurant. "L'état d'esprit du groupe est similaire à ce que nous avons vécu après avoir perdu à Toulouse (3-0) et avant d'aller à Marseille, a-t-il avancé. Nous avons été accrochés par Nancy mais nous sommes à une place où nous avons rêvé d'être depuis longtemps. La dynamique n'est pas cassée. Le résultat contre Nancy a plutôt été logique".

Et la logique voudrait que le PSG soit champion, selon lui, "même si nous voulons comme d'autres équipes l'ennuyer le plus longtemps possible". Début de réponse dimanche peu avant 23h00.