Les promesses de Lucas
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Rapide, technique et percutant: le Brésilien Lucas n'a pas raté ses grands débuts avec le Paris SG, mercredi à Doha contre les Qataris de Lekhwiya (5-1) en amical, et ne devrait pas tarder à venir bouleverser l'équilibre du onze parisien.

. Le PSG sous le charme
Après seulement deux séances d'entraînement et un bout de match amical, Lucas, présenté mardi et recruté pour plus de 40 millions d'euros, a déjà conquis les Parisiens. "C'est un joueur avec beaucoup de qualités, un +top player+, techniquement très fort. C'est très bien pour nous. Son arrivée va améliorer la qualité offensive de l'équipe", a déclaré l'entraîneur Carlo Ancelotti. Même le volcanique Zlatan Ibrahimovic y est allé de son compliment ("C'est un joueur fantastique") avant de lui donner quelques conseils: "Il faudra juste qu'il s'adapte à la mentalité française, à la ville de Paris et qu'il se montre patient". Certes, Lucas sera bientôt confronté à des adversaires bien plus coriaces et compétitifs que le champion du Qatar, Lekhwiya, en Championnat de France et surtout en Ligue des champions. L'Europe sera le véritable défi pour un joueur à l'expérience internationale très limitée et encore loin d'être titulaire en sélection. Lucas ne s'y est pas trompé en expliquant que le "plus dur commenç(ait)" pour lui.

. Pastore menacé ?
En le positionnant sur le côté droit dans son 4-4-2, Ancelotti a clairement envoyé un message à Javier Pastore. L'Argentin, première acquisition d'envergure de QSI (Qatar Sports Investments) pour plus de 40 millions d'euros, reste une énigme après un an et demi de présence dans la capitale. Malgré quelques fulgurances et des statistiques plutôt flatteuses, "El Flaco" ne pèse pas assez sur le jeu parisien. Jusque-là, Pastore avait été protégé par son statut de première star de l'ère qatarie. Mais l'arrivée de Lucas change la donne et l'Albiceleste va être confronté à une sévère concurrence.

. Lucas, dernier achat du mercato ?
Cette question aura constitué le fil rouge du séjour au Qatar et une nouvelle fois, Ancelotti et Leonardo n'ont pu qu'étaler au grand jour leurs divergences. L'Italien, qui doit déjà faire une place à Lucas, serait partisan du statu quo pour ne pas bouleverser son groupe et son équipe-type, alors que "Leo", soucieux de préserver sa cote auprès des dirigeants qataris, souhaite rester actif sur le marché des transferts. Afin de ménager les susceptibilités, le Brésilien et le président parisien ont indiqué que le club ne recruterait qu'en cas de cession. Or le départ de l'attaquant Guillaume Hoarau serait imminent et cinq autres joueurs sont également en partance (Nene, Lugano, Sissoko, Tiéné, Bodmer). Les grandes manoeuvres ne font donc que commencer.