Gourcuff : "On n'a pas vu le meilleur Lorient"
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Bien que son équipe soit 5e avant son déplacement à Montpellier samedi à l'occasion de la 20e journée de Ligue 1, l'entraîneur Christian Gourcuff a estimé jeudi qu'on n'avait "pas vu le meilleur Lorient".

Le technicien breton s'est donc montré "confiant" pour la deuxième partie de saison, après avoir engrangé un nombre de points record à l'issue de la phase aller.

Comment abordez-vous cette reprise, débarrassé de la pression directe du maintien?
Bien, forcément. L'an dernier, on avait 25 points à la trêve et je n'étais pas plus inquiet que cela. Mais les inquiétudes étaient arrivées très très vite (Lorient s'était maintenu lors de la dernière journée, ndlr). Cette année, il y a trois choses qui me permettent d'être plus confiant: le capital points, qui est un acquis, ce que l'on a fait sur la "poule" aller, qui laisse espérer même une progression pour la "poule" retour, et le retour de joueurs majeurs et blessés (Ecuele Manga, Mareque). On n'a pas vu le meilleur FC Lorient. C'est ce que j'attends, cela reste maintenant à confirmer. Avec tous les retours en février, on peut voir une une équipe plus performante, c'est alléchant.

Quel objectif vous fixez-vous pour cette deuxième partie de saison?
De bien jouer, de jouer. D'avoir surtout une solidité supérieure, et d'éviter les trous d'air que l'on a pu avoir sur la "poule" aller. De manière générale, il y a eu assez peu de matches complètement maîtrisés. Il y a eu celui à Saint-Etienne (victoire 2-0 le 16 décembre). Pour le reste, ce sont des matches où il y a toujours eu une fragilité. J'attends encore plus de solidité sur le plan collectif. La progression du groupe me laisse espérer cela. Si on fait le bilan des matches contre les équipes de la première partie de tableau, il est nettement supérieur à celui contre les équipes de deuxième partie. Cela montre très bien que la hiérarchie n'est pas très claire. C'est surtout la façon d'aborder les matches qui doit nous permettre de bien négocier ceux contre des équipes plus modestes. Ne pas avoir perdu contre les trois premiers (nuls contre Paris et Lyon, victoire à Marseille), ce n'est pas le fruit du hasard. Cela correspond aussi à une certaine approche mentale. Sur le plan technique, il y a également des raisons. Ce sont des matches qui ressemblent plus à des matchs de foot que certains combats que l'on a pu connaître.

Redoutez -vous cette période de janvier-février jamais facile à négocier?
Il y a une coupure, c'est toujours un nouveau départ. Cette année, il y a aussi la CAN (19 janvier-10 février en Afrique du Sud), qui entraîne une redistribution des cartes. Cela accroît l'incertitude. C'est mieux d'avoir 31 points. Je pense que l'on a fait une reprise intelligente, c'est capital pour bien repartir.