Bordeaux - Gillot : "J'’attends deux renforts offensifs"
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L'entraîneur de Bordeaux Francis Gillot, après sa victoire à Nice (1-0) dimanche lors de la 22e journée de Ligue 1, a indiqué qu'il attendait "deux attaquants en renfort d'ici la fin du mercato".

Bordeaux vient de mettre fin à la série de six victoires de Nice au Ray. Avez-vous trouvé le système pour résoudre vos gros problèmes offensifs ?
Nous avons gardé notre ossature avec un seul changement, la montée d'un cran dans le couloir de Benoît Trémoulinas. La première période a été assez moyenne des deux côtés. On a poussé un peu plus ensuite. J'ai pensé qu'en montant le bloc de dix, quinze mètres et en étant plus agressif, on pouvait gêner un peu plus notre adversaire. Quand on laisse Anin et Abriel jouer, il y a danger. En revanche, lorsqu'on les empêche de se retourner, c'est autre chose. On progresse doucement, mais on progresse. Défensivement, on a bien tenu. Je pense qu'on a maîtrisé globalement la partie. J'espérais un bon match défensif, on l'a fait. Quand j'ai vu Cvitanich être remplacé, je me suis dit qu'on avait bien fait le boulot. Je préfère le voir sur le côté plutôt que sur le terrain. Nous venons de perdre quatre attaquants en une semaine (Yoan Gouffran transféré à Newcastle, Maurice-Belay blessé, Diabaté à la CAN et Jussiê en stand-by, NDLR). Je ne m'attendais pas à monts et merveilles au plan offensif, ni à des envolées. On avait vu les cinq buts niçois devant Valenciennes, on était méfiant et on a resserré les lignes. On avait fait un bon match contre Paris et on l'a perdu. Au Ray, un bon décalage d'Obraniak pour Saivet a permis de compenser le PSG.

Qu'avez-vous pensé de la prestation de David Bellion ? Peut-il être la solution
David est déjà la solution. Mais il a peu joué et est surtout très seul. En février, nous allons disputer sept rencontres entre le championnat, la Coupe d'Europe et la Coupe de France. J'attends donc deux attaquants en renfort d'ici la fin du mercato voire plus si nous avons encore des départs. Je ne sais pas où en sont les négociations. J'étais dans mon match et je n'ai pas parlé au président depuis deux jours. Quant à Maïga, je n'ai pas de nouvelles non plus. Le dossier dépend avant tout de son club, Bordeaux ne peut pas s'aligner sur ses conditions salariales anglaises. Aurais-je ces renforts? Si je les ai, tant mieux, sinon, nous ferons avec notre effectif. Et il faudra faire des choix entre les trois compétitions dans lesquelles nous sommes toujours en course.

Avec cette cinquième victoire en déplacement, vous reprenez deux points sur Marseille. Regardez-vous la troisième place du classement ?
De nombreux clubs peuvent y prétendre et le championnat est encore long. L'an passé, on avait fait le forcing dans les six dernières journées alors que des concurrents s'étaient écroulés. Mais c'est vrai que nous sommes peut-être un peu plus à l'aise à l'extérieur.