Beckham débarque en fanfare au PSG
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La pop-star du foot David Beckham a débarqué jeudi en grande pompe au Paris SG, qui s'est mis sur son 31 pour offrir à son futur N.32 une pige de cinq mois aux airs de mariage d'affaires avec un joueur de 37 ans inactif depuis deux mois.

"Nous sommes très contents d'accueillir David Beckham pour cinq mois à Paris", s'est félicité son désormais président Nasser Al-Khelaifi, tout sourire aux côtés du directeur sportif Leonardo à l'issue d'une journée marathon. "C'est un grand pro qui a refusé beaucoup d'offres à travers le monde. Il apporte une grande valeur ajoutée et c'est un atout pour nous. C'est un grand jour, finalement on l'a fait", a poursuivi le président parisien.

Plus d'un an après un transfert au PSG qui avait capoté au dernier moment, officiellement pour des "raisons familiales", l'époux de l'ex-Spice Girl Victoria portera donc bien le maillot rouge et bleu après six saisons au Los Angeles Galaxy.

Fier de son coup, le club parisien est même allé jusqu'à mettre la photo de son nouveau joueur sur toute la page d'accueil de son site. L'ex-N.7 de Manchester United, l'ex-galactique du Real devenu une star des tapis rouges et des soirées mondaines a négocié durement pendant la nuit, avant de rallier Paris où il a passé sa visite médicale avant de rayonner devant un parterre nourri de journalistes français et étrangers.

Avec humour, "Becks" a pris grand soin de convaincre l'assistance sur sa forme physique et de préciser l'originalité de son contrat. "Je ne vais pas toucher de salaire pendant ces cinq mois au PSG, ce sera des dons fait à des oeuvres de charité pour les enfants", a-t-il révélé sans pouvoir être en mesure de dévoiler le nom de l'organisme choisi. "Avec Paris, on s'est retrouvés sur ce projet commun qui ne s'est pas encore fait ailleurs".

Sa famille ayant prévu de rester à Londres, où s'il s'entraînait depuis quelques semaines avec Arsenal, le divin centreur, qui peut encore dépanner au milieu de terrain, aura tout le loisir de retrouver sa forme d'antan. "Au niveau physique je me sens bien, comme si j'avais 21 ans", a-t-il expliqué, comme pour répondre au manageur des Gunners Arsène Wenger qui avait expliqué la semaine dernière que la star n'avait "rien fait depuis très très longtemps". "Je n'ai pas perdu beaucoup de vitesse mais je n'en ai jamais vraiment eu. Dans quelques semaines je serai à 100% physiquement", a ajouté Beckham.

Le sélectionneur anglais Roy Hodgson, tout en se réjouissant de son transfert, a toutefois précisé qu'il ne "réfléchissait" sûrement pas "à un retour en sélection".

Mais si l'intérêt sportif d'un homme de 37 ans sera sûrement limité, il n'en reste pas moins un joueur à la dimension extra-sportive internationale qui va donner partout dans le monde un coup de projecteur sur la L1, et particulièrement en Asie, friande de ses exploits. Une aubaine pour le diffuseur du Championnat de France BeInSport, dont le patron n'est autre que Nasser Al-Khelaifi, le président du PSG.

"Beckham reste l'une des marques sportives les plus puissantes malgré son âge. C'est Jordan, Woods... C'est une marque haut de gamme. La notoriété met du temps à s'acquérir, et recruter Beckham c'est une manière de la booster", rappelle ainsi Lionel Maltese, professeur en marketing sportif à la Kedge Business School d'Aix-Marseille.

Duo explosif avec Zlatan
On estime ainsi qu'un million de maillots floqués Beckham auraient été vendus, surtout en Asie, lors des quatre années du joueur anglais au Real Madrid (2003-2007). "Je suis dans une démarche de long terme. Peut-être à court terme comme joueur mais je m'investis dans ce club", a précisé le joueur sans fermer aucune porte.

Il a même fait un clin d'oeil aux supporteurs parisiens massés devant l'entrée du Parc des Princes en espérant apercevoir l'icone de la mode et du foot en rappelant qu'il avait déjà marqué contre l'ennemi juré du PSG, l'OM... et qu'il espérait "le refaire bientôt". "La L1 est pleine de bonnes équipes. Les équipes sont très proches, c'est un championnat serré. Je vais travailler dur, me donner à 150%. Je ne me vois pas comme un titulaire", a-t-il assuré.

Il n'arrive en tous cas pas complètement dans l'inconnu puisqu'il retrouvera Ancelotti qui l'avait entraîné à l'AC Milan. Son expérience au Real Madrid montre aussi qu'il ne déstabilise pas un groupe quand il est remplaçant. "C'est une très bonne chose par rapport à l'exposition médiatique de la L1, s'est pour sa part félicité le sélectionneur des Bleus Didier Deschamps. C'est un joueur dont la personnalité dépasse le cadre du foot, comme Ibrahimovic".

Les deux hommes aux personnalités radicalement différentes, désormais réunis au PSG qui vient de réussir deux énormes coup en moins de six mois, ont cinq mois pour apprendre à se connaître.