Sochaux fait tomber Paris de très haut
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Très fébrile en défense face à une équipe de Sochaux survoltée dimanche, le Paris SG a de nouveau chuté en Ligue 1, pour la première fois depuis décembre, lors de la 25e journée (3-2).

Avec cette défaite, le PSG voit son dauphin Lyon, vainqueur à Bordeaux plus tôt dans la journée (4-0), revenir à trois points, tandis que Sochaux se donne un peu d'air, désormais 14e à trois points de la zone de relégation.

Paris, qui avait très bien négocié son déplacement européen de la semaine à Valence (victoire 2-1 en Ligue des champions), restait pourtant sur quatre victoires en championnat (six toutes compétitions confondues). Sa dernière défaite en championnat remontait au 1er décembre, à Nice (2-1).

Dimanche, la fougue sochalienne a eu raison d'un PSG où la charnière Alex-Sakho n'a pas fonctionné, devant un Sirigu loin d'être serein. Sochaux, vainqueur de Marseille il y a un mois dans le froid du stade Bonal (3-1), confirme qu'il aime se frotter aux grosses équipes.

La défense parisienne, qui n'avait cédé qu'en toute fin de rencontre à Valence, a été mise sous pression dès le début à Sochaux. Le gardien italien du PSG Sirigu n'a pas été impérial. Résultat: deux occasions très tôt pour Sochaux, de Butin (centre dangereux 2e et frappe contrée 3e).

Mis en confiance par cette belle entame, les Sochaliens ont tout osé. A l'image de la recrue Sio, qui marquait un but magnifique du pied gauche, refusé toutefois pour un hors jeu (6). Sio se vengeait en inscrivant le second but sochalien après un beau une-deux avec Roudet, dans un grand soir. Sa frappe du gauche avait raison de la main de Sirigu, pas assez ferme (54).

Débauche d'énergie
Roudet, parfaitement lancé par Boudebouz (36), avait auparavant répondu à Alex, qui avait ouvert le score pour Paris d'une jolie tête lobée (29). Paris a même frôlé le 1-3, cinq minutes après le but de Sio mais le coup franc de Corchia se fracassait sur le poteau droit de Sirigu (59).

Devant ce spectacle douloureux, l'entraîneur du PSG Carlo Ancelotti décidait de faire entrer Jallet et Gameiro, respectivement à la place d'un Van der Wiel trop tendre et d'un Chantôme sacrifié pour laisser la place à un troisième attaquant.

Gameiro manquait d'un rien sa reprise sur une passe en cloche de Pastore (65). Quelques minutes plus tard, le meneur de jeu argentin envoyait une frappe juste au-dessus de la barre. C'est finalement sur un corner cafouillé que Paris égalisait: à la 76e, Sakho tirait comme il pouvait et le Sochalien Roussillon ne parvenait pas à repousser le ballon sur sa ligne.

Mais un magnifique mouvement entre Boudebouz, Privat et Bakambu, conclu par ce dernier, offrait la victoire aux Sochaliens, récompensés pour leur débauche d'énergie et leur offre de jeu (3-2, 84).

Paris, privé de Lucas et Ménez devant, aura globalement eu du mal à se montrer dangereux dans ce match. Il aura fallu attendre presque une demi-heure pour voir le PSG vraiment entrer dans la rencontre avec une énorme occasion pour Lavezzi, contré au dernier moment par Roussillon (28e).