Le PSG en panne d'à peu près tout
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De Valence mardi à Sochaux dimanche, le Paris SG est passé en cinq jours du meilleur au pire, la défaite 3-2 au stade Bonal venant sanctionner une très pauvre prestation, entre motivation douteuse, physique en berne et défaillances individuelles.

. Un manque d'envie
Le syndrome est bien connu, il n'est pas toujours facile de passer de la lumière de la Ligue des Champions à l'ordinaire de la Ligue 1. En décembre, après une belle victoire contre Porto dans la foulée d'un revers à Nice (le dernier subi par le PSG avant dimanche), Thiago Silva avait déjà vendu la mèche: "Je vais être honnête avec vous, on se concentre beaucoup plus pour les matches de C1". Dimanche soir, Pastore n'a pas dit autre chose en estimant que son équipe devait "toujours avoir la même motivation, la même concentration, quel que soit le match". Face à des Sochaliens survoltés et qui ont réussi une performance remarquable, les Parisiens sont entrés dans le match sans l'autorité nécessaire et n'ont jamais semblé vouloir se faire violence en dépit de circonstances favorables. Quant à l'excuse du terrain "en mauvais état" avancée par Pastore, elle n'est évidemment pas recevable, les Doubiens n'ayant eu eux aucun mal à "faire deux passes de suite".

. Un manque de rythme
Malgré cinq jours de récupération depuis son succès à Valence, Paris a semblé vraiment essoufflé à Bonal. Là encore, il faut aussi en donner le crédit à des Sochaliens qui ont imprimé beaucoup de rythme et de vitesse, tout en maintenant jusqu'au bout un pressing haut et intense. "Le match de Ligue des champions nous a un peu épuisés cette semaine", a reconnu Matuidi, énormément utilisé cette saison et qui a effectivement vécu un match pénible au milieu de terrain. "Il y a forcément eu un peu de décompression après le match de Valence. C'est toujours difficile de préparer un match de championnat après la Ligue des champions. Cette compétition pompe beaucoup d'énergie", a estimé quant à lui Carlo Ancelotti. Lavezzi en a été le meilleur exemple. Inarrêtable mardi à Mestalla, il était dimanche à la recherche d'un second souffle et a totalement disparu en deuxième période. Alors que les choix tactiques sochaliens pourraient donner des idées à Marseille en vue du "clasico" de dimanche, les Parisiens ont désormais une semaine complète pour récupérer, et devraient retrouver certains joueurs absents à Sochaux (Ménez, Lucas, Beckham, voire les deux Thiago).

. Et des individualités qui se manquent
Privé de Lucas et Ménez, Ancelotti avait choisi d'aligner Chantôme milieu droit, devant Van der Wiel, pour une fois préféré à Jallet. Le résultat a été catastrophique avec un côté droit sinistré, le Néerlandais étant particulièrement à la peine face à Boudebouz et au jeune Roussillon, qui s'est offert un joli petit pont sur celui qui il y a deux ans et demi jouait une finale de Coupe du Monde. Mais les défaillances individuelles ont été nombreuses. Sirigu est ainsi passé à côté de son match et a été bien mal protégé par une charnière Alex-Sakho qui avait habitué à beaucoup mieux. Matuidi et Lavezzi ont donc paru fatigués alors que Pastore a montré son mauvais visage et que les incorrigibles Verratti et Ibrahimovic ont encore été avertis. Le Suédois semble d'ailleurs en difficulté depuis la reprise, notamment physiquement. Peut-être la venue de Marseille, à qui il avait inscrit deux buts superbes au match aller, l'inspirera-t-elle davantage.