Marseille - Où en est Barton ?
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Après de bons débuts en Ligue 1, le milieu de terrain anglais de Marseille Joey Barton marque légèrement le pas depuis quelques rencontres mais, avant une double confrontation avec le Paris SG, il se dit "impatient" de disputer son premier clasico et croit même encore au titre.

Quand la plupart des joueurs de L1 se présentent devant la presse, ils se contentent en général d'ouvrir le robinet à poncifs. Mais Barton ne fait jamais rien comme les autres et semble avoir banni de son langage le "politiquement correct".

David Beckham? "Une grande star hors du terrain, mais sur le terrain, pour être honnête, ce n'est pas une grande inquiétude". Le clasico de dimanche? "C'est le plus grand match en France et le plus grand en Europe ce week-end". Ses dernières performances jugées moyennes par les journalistes? "Vous aimez tous le football, mais vous n'êtes pas des sportifs de haut niveau, ça se voit chez certains (rires). Le jour où je croirai ce que vous écrivez sur mon niveau, je serai bien dans la merde".

Comme sur les terrains, Barton, qui a disputé 15 matches cette saison (12 en L1, 3 en C3), n'est donc pas avare de tacles. Mais dans un club où la pression est quotidienne et où les grandes personnalités se font désormais rares, il n'est pas surprenant que le joueur de 30 ans, prêté jusqu'à la fin de saison par les Queens Park Rangers, ait vite trouvé ses marques.

La question de son avenir va d'ailleurs se poser assez vite. "On n'a pas encore abordé ce sujet. Nous avons encore des ambitions, gagner le titre et la Coupe, et je ne veux pas être distrait par ça", a-t-il confié mardi en conférence de presse.

Altercation avec Abdallah
"Après cette saison, j'ai encore deux ans de contrat en Angleterre, mais je ne me vois pas rejouer à QPR. J'aimerais rester ici, je ne veux aller nulle part ailleurs. Peu de clubs ont cru en moi, je veux juste rendre à Marseille ce que ce club m'a donné", a-t-il ajouté.

Pourtant, Barton, qui a connu cinq saisons à Manchester City et quatre à Newcastle, admet avoir la nostalgie du championnat anglais: "C'est vrai que la Premier League me manque, j'en regarde encore beaucoup. Je ne veux pas manquer de respect aux clubs français, mais quand on joue contre un club anglais, on connaît tous les adversaires. Alors que le dimanche, en face de moi, je ne connais pas les joueurs. Simplement parce qu'en France ce ne sont que les 10 plus gros clubs qui ont une exposition médiatique".

Intarissable, Barton doit finalement être interrompu par l'attachée de presse de l'OM alors que l'entraînement va commencer. Une séance animée avec une petite altercation avec Kassim Abdallah, victime d'un tacle un peu appuyé de l'Anglais. "Shut up!" (tais-toi!) lui a intimé Barton. "On ne me parle pas comme ça devant tout le monde", lui a répondu le défenseur. Un incident probablement révélateur de la grande motivation de Barton avant de retrouver le PSG à deux reprises, d'abord dimanche pour la 26e journée de L1 puis mercredi en 8e de finale de Coupe de France. Une semaine qui, selon le "bad boy" du foot anglais "peut changer notre saison".

"Si nous prenons le maximum de points à Paris (...) cela fera une grosse différence. Nous reviendrons à deux points", estime-t-il, ajoutant que le titre est encore un objectif réaliste: "Oui, pourquoi pas? La saison nous a donné beaucoup de surprises. Nous ne sommes pas du genre à laisser tomber, Lyon (2e à 3 pts du PSG) non plus".