Bordeaux foudroyé par Brest
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Brest, pourtant mal classé et en quête de références, est venu s'imposer presque logiquement (2-0) sur le terrain d'un Bordeaux une nouveau fois méconnaissable en L1 en 2013, dimanche, lors de la 26e journée, imitant les ténors Paris et Lyon, récents vainqueurs en Gironde.

Et si ce Bordeaux-là n'était finalement qu'une équipe de Coupes ? C'est à se le demander après l'impression laissée par les hommes de Gillot, capables jeudi soir de se montrer solidaires face à Kiev et de retomber dans leurs travers face à Brest.

Après le Paris SG en janvier, Lyon il y a une semaine, c'est le troisième revers à domicile en 2013 qui met sans doute fin à leur rêve de d'Europe via le championnat en fin de saison.

Pour les Finistériens, ce succès met fin à un mois et demi de disette en L1. Il est capital dans la course au maintien où ils se retrouvent 14e, avec cinq points d'avance sur le premier relégable.

Il est mérité même car les hommes de Landry Chauvin ont joué crânement leur chance, surtout tactiquement avec des consignes de pressing et de placement dans les intervalles respectées à la lettre qui ont énormément perturbé les Bordelais.

Moral en berne
Certes, sur l'ensemble de la partie, ils ont été dominés dans la possession mais au regard de leur entame, leur prise de score n'était pas illogique, avec trois grosses opportunités d'entrée.

Sur les deux premières, Sané, suite à un centre de Raspentino (10), puis Faubert, après un lob réussi de Licka sur Carrasso (12), avaient sauvé la patrie.

Sur la troisième, une très belle séquence collective, la chance choisissait son camp, Trémoulinas déviant dans son propre but une frappe non cadrée de Licka (0-1, 19).

Inexistants offensivement jeudi soir face à Kiev, les Girondins avaient opté pour leur part pour une formule avec deux pointes, Diabaté et Bellion, une cohabitation déjà aperçue en phases de poules de l'Europa League.

Cette double présence a ouvert quelques brèches, les occasions ont suivi, que ce soit sur coups de pied arrêtés avec Sané (5) et Faubert (35), ou dans le jeu, après des dédoublements, mais Thébaux sortait à chaque fois gagnant de ses duels avec Maurice-Belay (15) ou Obraniak (41).

La domination aquitaine était même plus intense au retour des vestiaires mais Thébaux demeurait aussi vigilant que son arrière garde se montrait impériale sur les trop nombreux ballons longs adressés au géant Malien, signe de l'impuissance des hommes de Francis Gillot.

A force de pousser, maladroitement, le retour de bâton est intervenu à dix minutes du terme quand l'entrant Touré, après avoir éliminé Planus en vitesse, était déséquilibré par Sané dans la surface selon l'arbitre M. Moreira (82).

Et Kantari, d'un penalty tiré à contre-pied, doublait la mise, enterrant le moral en berne des Girondins ces dernières semaines en L1.