Bordeaux - Planus : "Trop de suffisance"
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Marc Planus, défenseur de Bordeaux une nouvelle fois battu à domicile par Brest (2-0) dimanche, a indiqué que "c'est dans l'état d'esprit que l'on a pêché", posant aussi clairement la question de la valeur de son équipe en difficulté dans l'enchaînement des matches.

Quel analyse faites-vous de ce nouvel échec à domicile ?
C'est une grosse déception. On pouvait entretenir un espoir pour cette place européenne mais tant dans le contenu que dans le résultat, il y a une déception importante. On est passés à côté de notre entame de match alors qu'on voulait mettre du rythme. On a passé un premier quart d'heure où on a été fantomatique et automatiquement, quand c'est comme ça, vous prenez un but. Il est malheureux mais on le prend quand même. On était trop faible dans l'envie, dans la détermination, dans le réalisme. C'est dans l'état d'esprit que l'on a pêché. Il y a trois semaines, on évoquait une 4e place, il va falloir penser à autre chose. Quand vous restez sur trois défaites à domicile, sans marquer de but, il y a des questions qui se posent.

Cela veut-il dire que vous ne pouvez pas mener tout de front ?
Je ne sais pas. On est fin février, on est en 8e de finale de Coupe de France, en 8e de finale de Coupe d'Europe, prétendant jusqu'à il y a deux semaines pour des places européennes. Est-ce que c'est beaucoup pour nous, je ne sais pas. Il faut surtout ne pas baisser les bras, en championnat il peut y avoir des résultats surprenants. Mais ce soir, avant de regarder les autres, c'est dans notre propre contenu qu'il y a trop de suffisance. Le coach a essayé de nous secouer à la mi-temps, c'était difficile de lui dire qu'il avait tort. Est-ce qu'on n'est pas trop légers en effectif, seul l'entraîneur pourra le dire.

Comment expliquez-vous ces deux visages, avec de la solidarité en Coupe d'Europe, alors que là, ça part en déliquescence ?
C'est un problème d'état d'esprit. En Coupe d'Europe, on n'est pas obligé de faire le jeu. Kiev, par exemple, nous était supérieur, on savait qu'on allait placer des contres et qu'on aurait plus d'espaces. Techniquement, là, on est trop léger et le terrain ne nous permet de jouer au football. On a essayé de jouer contre Brest, de se mettre dans leur camp mais ils étaient bien regroupés. Dire qu'il y a deux visages, j'ose espérer que non. Après, c'est sûr que quand l'adversaire à un nom plus important, on arrive à se sublimer alors qu'en championnat, on n'y arrive pas.