L'AC Milan défie la Juve avec un train de retard
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L'AC Milan, 12e et en lents progrès, s'attaque à la Juventus Turin, leader pour le grand choc de la 14e journée de championnat d'Italie, dimanche. Depuis le début de saison, la Juve fait tout mieux que Milan et son 3-5-2 parfaitement rôdé vient de lui permettre de passer sur le corps du champion d'Europe, Chelsea (3-0).

De son côté, Massimiliano Allegri, l'entraîneur milanais, cherche encore une organisation pour son équipe. Mais la Juve n'a pas l'équivalent du gamin buteur (20 ans) Stephan El Shaarawy (déjà 10 buts en 13 journées). Malgré le gouffre au classement (17 points d'écart), Milan-Juve reste un très grand classique du Calcio et les Milanais, dans le sillage de la crète du "Pharaon", poussés par San Siro et une confiance en progrès, relèvent le défi.

Déjà qualifié pour les 8e de finale de la Ligue des champions, l'AC Milan a gagné un peu de répit pour opérer son redressement. Allegri a tout de même quelques excuses, sa direction a vendu son meilleur joueur, Zlatan Ibrahimovic, les deux centraux de haut niveau sont partis (Thiago Silva et Alessandro Nesta), et les grognards des campagnes européennes (Gennaro Gattuso et Clarence Seedorf).

La revanche de l'an dernier
A tâtons depuis août, il commence à dessiner son équipe, un 4-3-3 qui fructifie les qualités d'El Shaarawy à gauche de l'attaque, et espère trouver en Philippe Mexès, guère convaincant depuis son arrivée il y a un an et demi, un chef de défense.

Le Français, régulièrement titulaire depuis un mois, pourrait enfin prendre confiance après son but "zlatanesque" contre Anderlecht (contrôle poitrine-ciseau retourné). Kevin-Prince Boateng, méconnaissable pendant deux mois et demi, semble un peu mieux, Bojan Krkic s'impose et Riccardo Montolivo prend de plus en plus d'importance. Seul Pato, buteur en cristal, pose "problème", comme l'a reconnu lui-même le patron rossonero, Silvio Berlusconi, grand protecteur du Brésilien, qui est également le petit ami de sa fille Barbara.

Les "Bianconeri", eux, sont sûrs de leurs forces, malgré les incertitudes en défense dimanche, où Giorgio Chiellini est incertain et Leonardo Bonucci fiévreux. Ils toisent la Serie A de quatre longueurs d'avance sur l'Inter Milan (qui joue à Parme lundi). Ils n'ont perdu que deux matches depuis un an et demi qu'Antonio Conte les dirige et jamais la Juve n'a abordé le choc contre l'AC Milan avec une telle avance au classement.

Il ne leur reste que la question du buteur, quoiqu'en disent les dirigeants parlant de la "coopérative du but" (12 buteurs différents cette saison), malgré la réussite d'Arturo Vidal, milieu à neuf buts toutes compétitions confondues.

L'autre grand espoir rossonero, l'arrière-droit Mattia De Sciglio, rappelle par ailleurs, le cuisant souvenir du match de l'an dernier, où le but du 2-0, entré d'un mètre dans la but, n'avait pas été validé. Le match s'était terminé sur un match nul 1-1, et la Juve avait devancé Milan pour le titre. Milan "n'a pas oublié", grogne De Sciglio, 20 ans.

Le Programme

Joué samedi
Palerme - Catane

Dimanche
(15h00) Atalanta Bergame - Genoa
Chievo Vérone - Sienne
Pescara - AS Rome
Sampdoria Gênes - Bologne
Torino - Fiorentina
(20h45) AC Milan - Juventus Turin

Lundi
(19h00) Cagliari - Naples
(21h00) Parme - Inter Milan

Mardi
(20h45) Lazio Rome - Udinese