Le Real déraille encore en Liga
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Le Real Madrid est tombé samedi sur le terrain du Betis Séville (1-0), hypothéquant de plus en plus ses chances de défendre son titre de champion à l'issue de la 13e journée du championnat d'Espagne. En effet, le FC Barcelone, en cas de victoire à Levante dimanche, peut porter son avance à 11 points sur les Madrilènes, un gouffre.

La FIN ?
Défaits samedi sur le terrain du Betis Séville (1-0), les Madrilènes ont peut-être tout bonnement dit adieu à la Liga, si Messi et les siens saisissent l'occasion dimanche sur la pelouse de Levante.

Par ce nouvel accroc, les Merengue n'ont fait que confirmer une entame de saison en dents de scie, où les bas l'emportent finalement sur les hauts. Déjà mis en difficulté il y a quelques journées par Levante (2-1), les hommes de Mourinho sont retombés dans leurs travers, confondant notamment vitesse et précipitation en première période.

Menés au score dès la 17e par un but de Benat qui vaut de l'or pour le Betis, les Madrilènes ont d'abord cédé à l'affolement, avant d'être victimes d'un réalisme défaillant, mâtiné d'un manque de réussite en seconde période. Le Real sera tombé face à des Andalous combatifs et bien organisés, défendant remarquablement leur avance au tableau d'affichage.

Les changements de Mourinho à la pause - l'entrée de Modric et de Kaka pour Khedira et Özil, désavoué par "Mou" samedi - auront certes dynamisé le jeu offensif du Real, mais les champions en titre ont manqué de finesse en attaque, se voyant trop souvent pris au piège du hors-jeu par leurs adversaires. Evidemment, la route est encore longue jusqu'au dénouement de mai, mais les Barcelonais - et pourquoi pas l'Atletico, toujours 2e à trois points - ont désormais un boulevard devant eux.

ENIVRANT
Opposé samedi à Valence, autre équipe à s'être qualifiée mardi pour les huitièmes de finale de la Ligue des Champions, Malaga a toutefois montré sur ce match une différence de niveau impressionnante.

Ultra-dominateurs, les Andalous, emmenés par un inoxydable Joaquin, l'ont emporté 4-0 à domicile sur des buts de Portillo (8), Saviola (75), Santa Cruz (81) et Isco (90+2).

Face à un Valence privé de Soldado, suspendu, et payant visiblement ses efforts de C1, mardi dernier contre le Bayern, les Ciel et Blanc auraient pu s'imposer sur un score encore bien plus lourd, Diego Alves sauvant à plusieurs reprises ses coéquipiers. Preuve de l'impuissance des Valenciens: le Français Rami aura laissé ses partenaires à dix à la 84e, pour deux cartons jaunes. Face à une telle leçon de football, l'équipe de Mauricio Pellegrino, 10e, peut s'interroger sur ses ambitions européennes cette saison.

A l'inverse, tout sourit actuellement aux Andalous: fluides dans le jeu offensif, ils se montrent qui plus est irréprochables en défense (seulement 9 buts encaissés et meilleure défense de la Liga avec le Real). Alors que les hommes de Pellegrini avaient vécu dans la crispation d'un été marqué par une pause dans les investissements du cheikh Abdullah Al-Thani, ils vivent une lune de miel sur le terrain: avec 22 points, ils se sont provisoirement emparés de la 4e place, devant Levante, qui compte un match en moins.

"JOGO BONITO"
Le Rayo Vallecano s'est mis à l'heure brésilienne, samedi, face à Majorque. L'avant-centre auriverde Leo Baptistao a ainsi été le principal artisan de la victoire des Madrilènes à domicile face aux Islais (2-0). Alors que le score était encore de 0-0 à quatre minutes de la fin, l'attaquant de 20 ans, formé au club, a d'abord fait mouche d'une frappe sèche aux 18m (87) avant d'offrir le deuxième sur un plateau à son coéquipier Delibasic (89). Une excellente nouvelle pour le Rayo qui vit pour l'instant une saison beaucoup plus tranquille que celle de l'année dernière. Quand les Madrilènes s'étaient sauvés lors de la dernière journée en mai dernier, ils pointent cette fois à la 7e place du classement, à quelques encablures des places européennes.