Le Real piétine, Valence remonte
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Le Real Madrid a été accroché (0-0) sur le terrain de l'Osasuna Pampelune samedi, les Madrilènes pouvant après cette mauvaise opération se retrouver à 18 points du FC Barcelone si les Catalans l'emportent dimanche à Malaga, pour la 19e journée du Championnat d'Espagne.

FOOTBALL BALBUTIE. Le Real n'en finit plus de faire des faux-pas en Liga: accrochés samedi par Pampelune (0-0), les Blancs sont désormais quasiment en roue libre en championnat.

Les hommes de José Mourinho pourraient se retrouver dimanche à 7 points du 2e, l'Atletico Madrid, si celui-ci s'impose face à Saragosse.

Ce n'est en tout cas pas en balbutiant leur football comme ils l'ont fait contre Osasuna que les Blancs reviendront à hauteur de leur voisin madrilène.

Privés d'un Ronaldo suspendu pour une accumulation de cartons et dont l'absence s'est cruellement fait sentir samedi, les Madrilènes n'ont jamais réussi à trouver la faille face à un Osasuna jouant sur ses points forts: engagement et rigueur tactique.

Même l'entrée de Benzema, Kaka et Özil en seconde période n'y a rien changé: sans idées offensives, les "Merengue" auraient même pu s'incliner si Osasuna s'était montré plus réaliste. Et Kaka, exclu à la 75e, a encore compliqué la tâche aux siens.

L'une des seules actions dignes de ce nom pour les Madrilènes aura été un but de Callejon, refusé pour hors-jeu à la 78e.

Malgré tout, Mourinho s'est converti samedi en adepte de la méthode Coué: "J'ai apprécié l'attitude de l'équipe", a-t-il assuré, quand le Real a sans doute livré face à Osasuna l'un de ses plus mauvais matches.

SIGNE SOLDADO. Samedi, l'entraîneur du Paris SG Carlo Ancelotti, qui avait fait le déplacement à Valence pour y observer le prochain adversaire des Parisiens en 8e de finale de la Ligue des champions, a pu voir un Valence très rigoureux défensivement et également habile sur coups de pied arrêtés face au FC Séville (2-0).

C'est ainsi sur un corner que les locaux ont ouvert une première brèche. A la 50e, Soldado s'est en effet montré le plus rapide pour prolonger une tête piquée du Français Rami, à la suite d'un corner tiré de la gauche.

Les locaux ont ensuite bien su administrer cet avantage, résistant notamment aux assauts des Sévillans, qui se sont réveillés trop tard. Et, alors que le gardien valencien Diego Alves venait de préserver l'avance des siens d'une parade sur une frappe de Stevanovic, Soldado faisait une nouvelle fois mouche d'une tête décroisée sur un autre corner (88), pour inscrire son 11e but en Liga.

LA CLASSE D'EBERT. Le milieu allemand Patrick Ebert, arrivée cette année à Valladolid en provenance du Hertha Berlin, a remporté presque à lui seul le match contre Majorque (3-1). Alors qu'il revenait tout juste de blessure, il a confirmé, avec un doublé (21, 90) et une passe décisive, qu'il était bien l'une des révélations de cette Liga. Les Majorquins ont eu beau, dans l'ensemble, être meilleurs: ils n'ont rien pu faire contre la classe du joueur de 25 ans.