Moment de vérité pour le Real
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Le Real Madrid, relégué à 15 points de Barcelone en championnat et traversant des zones de turbulence côté vestiaire, est face mercredi à un moment de vérité avec une demi-finale aller de Coupe du Roi à domicile contre le rival catalan de toujours.

L'occasion est à quitte ou double pour Mourinho et les siens: soit ils sauvent leur saison en obtenant un résultat favorable en prévision du match retour, soit ils disent adieu à un autre titre cette saison, un scénario particulièrement inconfortable qui les obligerait à tout miser sur la Ligue des Champions, où ils s'apprêtent à affronter Manchester (aller le 13 février).

Une bonne prestation des Merengue à Bernabeu face à des Catalans qui semblent jusqu'ici quasi-intouchables redorerait tout particulièrement le blason de Mourinho, que l'on dit en guerre larvée avec une partie de ses joueurs.

"Barcelone n'est pas favori. Nous sommes aussi une grande équipe, nous allons bien et nous sommes prêts", a lancé mardi l'attaquant français du Real, Karim Benzema, en conférence de presse.

Pourtant, "l'affaire Marca", du nom du journal espagnol qui affirmait que Casillas et Ramos avaient réclamé au président Florentino Perez le départ de Mourinho à la fin de la saison, n'a pas simplifié la préparation du Real, obligé de monter au créneau pour démentir vigoureusement.

Il n'empêche: les rapports sont incontestablement tendus entre une partie du vestiaire et le coach qui a eu beau jeu de rappeler qu'il avait "toujours eu à fêter quelque chose en une saison"

Mais pour s'inscrire dans sa propre légende, le Portugais devra se montrer plus habile que jamais, compte tenu des blessures qui plombent son groupe.

Entré dans un bras de fer ouvert avec son gardien Casillas, le voilà au moins "débarrassé" d'un problème qu'il aurait peut-être aimé avoir car le capitaine des Blancs et champion du monde, victime d'une fracture à un pouce en quart de finale contre Valence (1-1), est en effet forfait pour trois mois.

Hécatombe
Pour le remplacer, Mourinho dispose soit du jeune Antonio Adan, qui lui a déjà servi à mettre Casillas sous pression lorsqu'il était encore disponible, soit de Diego Lopez, formé chez les Merengue et rappelé au bercail cet hiver.

Mais l'hécatombe ne s'arrête pas là puisque les défenseurs Pepe et Ramos, le latéral Coentrao et l'ailier Di Maria manqueront également à l'appel, les trois derniers pour cause de suspension après des cartons rouge reçus en coupe.

Le nul au Camp Nou au mois de septembre (2-2) semble bien loin tant les chemins des deux rivaux se sont éloignés ensuite.

Pendant que le Real s'enlisait dans des guérillas internes et des désillusions sportives, le Barça est en effet allé de succès en succès et les Catalans semblent déjà avoir oublié leur unique défaite Liga contre la Real Sociedad (3-2).

Au pied du mur, le général Mourinho doit donc convaincre ses troupes que le moment est opportun pour frapper un grand coup, et faire taire les critiques.