Valbuena à plein régime
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Le Marseillais Mathieu Valbuena, dans cette position de meneur axial qu'il affectionne et qu'il avait expérimentée avec succès en équipe de France contre l'Espagne, a récidivé mardi en amical contre l'Italie (2-1), égalisant notamment au terme d'une action lumineuse.

Il y a un mois, son entrée à Madrid avait coïncidé avec la bonne période des Bleus et lui-même avait grandement contribué à mettre la pagaille dans la défense des champions du monde, tenus en échec 1 à 1.

Le défi qui lui était proposé à Parme n'était rien d'autre que de se jauger face à une nation de spécialistes des lignes arrière.

Et le moins que l'on puisse dire, c'est que le Marseillais a obtenu avec mention son examen de passage.

Dans cette position qu'il a redécouverte cette année à l'OM après cinq ans d'exil sur le côté droit le plus souvent, Valbuena, en pleine confiance avec ses sept passes et deux buts toutes compétitions confondues cette saison, a mis au supplice le Parisien Verratti.

Avec son centre de gravité bas, le "Petit" de l'OM, auteur de la première frappe française à la 21e minute, a ensuite cassé les reins de ses adversaires, facilement éliminés sur les prises d'appuis et les dribbles courts.

Verratti, puis Barzagli ont ainsi vu la tornade de près à la 37e minute. Une fois laissés sur place, ils ont permis au Français de pénétrer dans la surface et d'armer un tir enroulé splendide qui a laissé sur place Sirigu, un autre Parisien, malgré un angle plus que fermé.

Juste après, le milieu du PSG a bien essayé de se venger en taclant son vis-à-vis, mais celui-ci, dont la spécialité française est aussi les plongeons, après être brièvement sorti du terrain, est revenu sur la pelouse.

Ce 3e but international en 18 sélections, au terme d'une action d'éclat, est du même calibre que ceux inscrits à Liverpool et à Dortmund en Ligue des champions qui ont construit la légende marseillaise de l'ancien recalé du centre de formation de Bordeaux.

Force de conviction
Toujours bien placé entre les lignes, Valbuena, aussi surnommé "Petit vélo" dans son club en raison de sa petite taille, a ensuite continué sa démonstration, offrant ainsi un bon coup franc aux Bleus après s'être fait sécher à l'entrée de la surface (58), jusqu'à son remplacement par Gourcuff (73) avec le sentiment du devoir accompli.

Ce gros quart d'heure passé sur le banc, lui a alors peut-être permis de repenser, à 28 ans, à un passé fait de combats incessants pour convaincre tous ses entraîneurs successifs de lui accorder leur confiance et ensuite assurer sa place.

A son arrivée à Marseille, même un certain Didier Deschamps, aujourd'hui sélectionneur des Bleus, avait cédé à la mode en rejetant du groupe des titulaires son milieu offensif avant de se laisser convaincre plusieurs semaines plus tard par un joueur qui n'avait pas renoncé et avait affiché le bon état d'esprit.

A Parme, sur le banc pour profiter de la fin du match, ces minutes ont dû avoir un goût bien différent.