Lavezzi se retrouve au bon moment
© AFP

Un doublé d'Ezequiel Lavezzi à Kiev contre le Dynamo (2-0) a suffi à qualifier pour les 8e de finale de la Ligue des champions un Paris SG toujours bien peu rassurant, mercredi lors de la 5e journée du groupe A.

Souvent malheureux et blessé depuis son arrivée cet été en provenance de Naples, "El Pocho", dans la lignée de ses rares et dernières apparitions, a peut-être trouvé le déclic en Ukraine en inscrivant ses deux premiers buts sous ses nouvelles couleurs.

En crise en L1 où elle reste sur trois matches sans victoire, son équipe a désormais besoin que ce coup d'éclat devienne confirmation.

En revanche, le sort est nettement plus favorable à l'échelon continental puisque les Parisiens, avec 12 points, sont désormais qualifiés pour les 8e de finale. Lors de la dernière journée du groupe A mardi 4 décembre, ils essaieront donc de reprendre la tête à Porto, qui les avait battus 1-0 au match aller.

Malgré les avertissements et les remontrances de l'entraîneur Carlo Ancelotti ces derniers jours, les Parisiens n'ont guère rassuré. Dominés dans les grandes largeurs, ils ont encore une fois complètement déjoué et raté leur entame.

Ibrahimovic passeur
La présence de l'expérimenté Motta aurait peut-être permis d'apaiser les esprits mais la poisse s'acharne sur l'italo-brésilien, qui a encore une fois dû renoncer. Alors que Paris aurait bien besoin de ses services, cela commence à devenir inquiétant.

Paris a en revanche retrouvé Ibrahimovic, et, même s'il n'a pas marqué, le Suédois a offert le premier but à Lavezzi (45), devenant le meilleur passeur de la compétition avec cette 5e offrande cette saison.

Sur l'action, il faut saluer le travail initial de Verratti. Mais il est vrai aussi que l'Azzurro avait auparavant excédé Ancelotti en perdant deux ballons devant sa surface. Encore obligé de souvent décrocher pour boucher les trous derrière et organiser le jeu, Ibrahimovic, dont la complicité avec Nene ne saute pas aux yeux, n'a toutefois pas pesé dans la surface.

Après l'ouverture heureuse du score juste avant la pause, Paris a même réussi rapidement (52) le break en profitant d'un cadeau de la défense adverse et d'un effort de Matuidi. Ce qui a eu pour effet de débrider la rencontre, mais pas vraiment de tranquilliser le PSG, qui n'a pas allié la manière au résultat.

Critiqué par son entraîneur après la défaite contre Rennes, le gardien Sirigu a donc profité des poussées adverses pour retrouver des couleurs en réalisant quelques parades décisives (25, 58). Reste à poursuivre en championnat où, en cas de victoire contre Troyes samedi, le début d'incendie pourrait alors être éteint.