PSG - Pastore a marqué des points
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Cible de nombreuses critiques, et de rumeurs qui l'envoient loin de Paris au prochain mercato d'hiver, l'Argentin Javier Pastore a répondu présent à la confiance que lui a accordée son entraîneur Carlo Ancelotti en le titularisant mardi contre Porto en C1 (2-1)."

"El Flaco", le maigre, a peut-être mangé son pain noir. Sur le banc lors de la défaite à Nice, entré en cours de jeu avec une prestation indigente à la clé, le cadeau fait par le coach italien au milieu argentin avait tout du présent empoisonné. D'autant que l'ancien milieu de Palerme, recruté pour 42 M EUR à l'été 2011 comme un symbole du nouveau Paris, avait jusqu'à présent raté ses grands rendez-vous, à l'image de ses matches contre l'OM l'an passé et cette année.

Sans être génial, le milieu à la technique ciselée est monté progressivement en régime face à la formation portugaise. Positionné sur l'aile gauche d'un milieu à quatre éléments, l'international argentin de 23 ans a d'abord cherché à ne pas faire d'erreur. Bien lancé par Ménez, il a même ouvert les hostilités en permettant à Zlatan Ibrahimovic d'inquiéter Porto dès la 2e minute.

Mais c'est surtout son entame de seconde période qui a dû conforter Ancelotti. Par sa qualité de passes en profondeur, l'Argentin a permis à Ibrahomovic et Ménez, par deux fois, de mettre la pression sur le gardien portugais alors que les deux équipes étaient encore à égalité (1-1). "Je suis déçu par ses performances, le joueur aussi, je pense", n'avait pas hésité à le tancer Ancelotti, avant le match contre Nice le week-end dernier.

Ovation
Le technicien a dû aussi apprécier la débauche d'énergie offerte par le joueur, d'autant que le manque de combativité et d'esprit d'équipe au sein du PSG ont fait irruption dans le débat qui entoure la période difficile que traverse l'équipe parisienne en championnat.

A plusieurs reprises, ses replacements défensifs ont ainsi permis de soulager le collectif, et de pallier aux positionnements parfois dilettants de Maxwell. Bien sûr, le Paris SG attend sans aucun doute plus d'un joueur qui a d'abord été recruté pour ses capacités offensives.

Timide, Pastore n'aura tenté qu'une frappe, contrée, débouchant sur un corner (20), avant une volée magnifique bien sauvée par le portier adverse (87), et une tête dans le petit filet (88). Accueilli timidement par le public du Parc des Princes lors de la présentation des équipes, l'Argentin (1 but, 4 passes décisives en L1 cette saison) a sans doute marqué des points dans l'opération reconquête qu'il doit mener, à l'image de la belle ovation que les supporteurs lui ont donnée à sa sortie (88) et de la chaleureuse tape dans la main de Matuidi.

Mardi, de nouvelles rumeurs ont fait état d'un possible échange avec le milieu de l'Inter Wesley Sneijder, taclées avec sévérité par le président du club transalpin. "Entre Sneijder et Pastore, je garde Sneijder parce que c'est le plus fort de tous", a dit Moratti à des journalistes.

Quoi qu'il advienne de son avenir, à Paris ou ailleurs, Pastore devra encore convaincre.