Prandelli : "Le football italien a changé"
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Le sélectionneur de l'Italie, Cesare Prandelli, a évoqué lundi la révolution culturelle du jeu de la "Nazionale", "plus diversifié" qu'auparavant, qui, selon lui, influe sur l'ensemble du "calcio".

"Nous avons changé", a dit Prandelli lors d'une rencontre avec la presse étrangère à Rome.

"C'est plus satisfaisant pour nous aussi. Notre jeu n'est pas seulement plus offensif, mais surtout plus diversifié, nous avons trouvé plus d'alternatives dans notre football", a-t-il expliqué.

L'Italie a séduit en arrivant en finale de l'Euro-2012 (défaite 4-0 contre l'Espagne) en proposant un jeu offensif loin de l'image du "catenaccio". La révolution a été amorcée il y a deux saisons avec son arrivée à la tête de l'équipe nationale, conjuguée avec les nominations de deux représentants du beau jeu en Italie, Roberto Baggio à la tête de le direction technique de la Fédération (FIGC) et Arrigo Sacchi, coordinateur des équipes de jeunes.

"Nos équipes de jeunes depuis deux ans essaient de développer un style de jeu, a ajouté Prandelli. La stratégie est de la responsabilité de l'entraîneur, mais la philosophie vient de plus haut, et de ce point de vue la Nazionale a apporté beaucoup.

Il a cité en exemple le match AS Rome-Fiorentina (4-2 le 8 décembre), "un des plus beaux matches de l'année, chaque action pouvait faire but". "Ça m'a fait plaisir, les gens ont vu un magnifique spectacle, ils l'ont raconté et ont transmis l'enthousiasme. C'est rare, car d'habitude les commentaires en Italie après un tel match sont: 'Il faut revoir ces défenses'. Avec ce match, les gens se sont rapprochés du foot", a souligné Prandelli.

Par ailleurs, le sélectionneur italien a estimé que Mario Balotelli "doit vraiment réfléchir" pour reproduire avec Manchester City les excellents matches qu'il réalise sous le maillot de l'Italie. Balotelli, brillant en demi-finales de l'Euro-2012 contre l'Allemagne (les deux buts de la victoire 2-1) ou en qualifications du Mondial-2014 contre le Danemark (3-1), "devrait toujours jouer comme ça, il en a le potentiel", a ajouté Prandelli.

Mais le sélectionneur n'estime pas savoir mieux exploiter le talent de Balotelli que Roberto Mancini, l'entraîneur de Manchester City. "Non, a-t-il répondu. Roberto est un excellent entraîneur, il a voulu Mario à Manchester, il sait ce qu'il fait. Nous avons un avantage sur Roberto, nous n'avons Mario que trois à quatre jours (en sélection), il n'a pas le temps de nous faire enrager (rires)."

Mancini avait sorti Balotelli à la mi-temps du derby, perdu 3-2 contre Manchester United le 9 décembre. "J'adore Mario en tant que personne et en tant que footballeur, avait dit l'entraîneur des Citizens, mais il faut qu'il commence à penser à son travail. Il a tout ce qu'il faut pour réussir et il ne peut pas continuer à jouer comme ça. Nous attendions plus de lui".