28 décembre 1947 : L'Argentine sur la voie céleste

Régulièrement, FIFA.com se penche sur l'anniversaire d'un évènement qui a marqué l'histoire du beau jeu. En ce 28 décembre 2012, retour sur un match de légende disputé le 28 décembre 1947 en Équateur entre l'Argentine et l'Uruguay.

L'Équateur ne fréquente la scène internationale que depuis neuf ans au moment d'organiser le Championnat d'Amérique du Sud en 1947. À l'époque, le Brésil refuse de participer à cette compétition, ancêtre de la Copa America, mais les deux poids lourds du football continental sont, eux, de la partie.

En 1902, l'Argentine et l'Uruguay ont pris part au premier match de football international disputé hors des îles britanniques. Depuis, la rivalité entre les deux équipes n'a cessé de s'intensifier. La première a déjà inscrit son nom au palmarès de l'épreuve à huit reprises. Le second en a fait autant mais, à chaque fois, la Celeste a eu l'Albiceleste pour dauphine. En outre, les Uruguayens se sont imposés face à leurs voisins en phase finale du Tournoi Olympique de Football Masculin, Amsterdam 1928 et en Coupe du Monde de la FIFA™, deux ans plus tard.

Les deux nations abordent cette édition équatorienne avec la ferme intention d'inscrire une neuvième ligne à leur palmarès. Sans surprise, la finale, disputée il y a 65 ans jour pour jour, met donc aux prises les grandissimes favoris du tournoi.

L'Uruguay présente un bilan mitigé : cinq victoires et une défaite en six sorties. Toutefois, la Celeste a réussi à conserver ses cages inviolées à quatre reprises et compte dans ses rangs le meilleur buteur de la compétition, Nicolas Falero, auteur de huit réalisations.

Britos pour l'espoir, Loustau pour l'histoire
De son côté, l'Argentine affiche cinq victoires et un nul. Sous l'impulsion des Mario Boye, Alfredo Di Stefano, Félix Loustau, Norberto Mendez, José Manuel Moreno et autres René Pontoni, l'Albiceleste a corrigé le Paraguay (6:0), la Bolivie (7:0) et la Colombie (6:0). L'effectif de Guillermo Stabile est d'une telle richesse que le sélectionneur se permet de laisser Di Stefano sur le banc. Ce statut de remplaçant de luxe n'empêche pas le joueur de 21 ans de marquer à six reprises en cinq sorties.

Très en vue lors des deux précédents succès continentaux de l'Argentine, Mendez est le premier à se mettre en évidence en ouvrant le score à la demi-heure de jeu, suite à un excellent travail de Moreno. "Huracan était ma petite amie, le Racing était ma femme et l'équipe nationale était ma passion", confiera l'attaquant à l'issue de sa carrière. En attendant, il double la mise juste avant la pause, au terme d'une belle action collective.

À la reprise, le ballon passe rapidement d'un camp à l'autre. L'Uruguay parvient finalement à réduire l'écart à la 74ème minute par Julio Cesar Britos. L'espoir sera pourtant de courte durée pour les supporters de la Celeste. À cinq minutes du coup de sifflet final, Loustau fait définitivement basculer la victoire dans le camp argentin (3:1). Ce jour-là, l'Albiceleste célèbre son neuvième sacre continental et prend définitivement l'ascendant sur son voisin et rival.