Halilhodzic : "Presque un tremplin"
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Le match contre la Tunisie est "presque un tremplin" pour l'équipe d'Algérie à l'occasion de son entrée en lice dans la CAN-2013 (GrD), mardi à Rustenburg, a estimé lundi son sélectionneur Vahid Halilhodzic, qui insiste surtout sur la "concentration".

Comment abordez-vous ce match ?
Ce match est presque un tremplin, avec une nouvelle génération, qui est arrivée à un certain niveau, et pour aller plus haut, il faut franchir un cap, et le cap, c'est la Tunisie, une très bonne équipe. Mon équipe manque sans doute d'expérience, mais a beaucoup de fraîcheur et d'ambition, et je suis impatient de voir comment elle va se comporter dans un match aussi important que face à la Tunisie. Les joueurs sont impatients. Avant, dans le bus ça parlait et chantait, maintenant ils sont plus dans le match.

Quel est l'état physique des joueurs, notamment Halliche, qui s'est entraîné à part dimanche ?
Tout le monde n'est pas arrivé dans le même état, certains étaient blessés, certains n'avaient pas beaucoup joué... Depuis notre dernier match (0-0 contre l'Afrique du Sud le 12 janvier), on a essayé de récupérer. Azzedine (Doukha, gardien) a eu petit problème au pouce, tous les autres vont bien. Certains étaient un peu fatigués après une semaine assez chargée. J'avais peur pour certains joueurs, je suis allé à la limite pour certains gars, il fallait doser scientifiquement pour chaque joueur et ne pas aller trop loin, sinon le joueur se pète. Mais il n'y a aucun problème musculaire. Ensuite, on diminué la quantité de travail et recherché plus de qualité, on a travaillé la tactique, la technique, l'explosivité. Depuis trois jours je ne travaille que sur la tactique, et le plus fatigué, après l'entraînement, c'est Vahid! Pendant une heure et demie je n'arrête pas de parler et d'expliquer. Halliche manque de compétition depuis deux ans et n'a repris qu'il y a quelques mois seulement. Au dernier match, il a ressenti un petit problème aux adducteurs, il a eu deux jours de travail spécifique et aujourd'hui (lundi), il travaille avec le groupe.

Qu'est-ce qui peut faire la différence dans ce match contre un voisin ?
C'est la concentration, les petits détails qui peuvent faire la différence, un moment d'inattention, une petite bêtise... Hier (dimanche) soir, une équipe comme le Ghana, une des meilleures, s'est fait piéger et a même failli perdre le match. Il faut rester concentré pendant 93 ou 94 minutes. On a vu pourquoi le Cap-Vert a éliminé une équipe comme le Cameroun. C'est pour ça que j'insiste sur la préparation psychologique et la concentration. On a déjà joué contre la Libye, on a l'expérience de la provocation; entre deux pays fraternels, qui se connaissent bien, il y aura une pression énorme, mais je ne pense pas qu'il y aura de geste antisportif, et je suis sûr que mon équipe se comportera de la meilleure manière possible. Mais si elle manque d'ambition, de discipline, de rigueur, elle passera à côté. Tu gagnes dans la souffrance. Je suis optimiste, mais ce qui va se passer... Comme on dit en Algérie, inchallah!