Zambie et Nigeria, un nul et des penalties
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La Zambie a arraché le nul 1-1 face au Nigeria grâce à son gardien Mweene, qui a égalisé sur penalty après un échec dans cet exercice de la part des Super Eagles, un nul qui prolonge le suspense pour la qualification dans le groupe C, vendredi à Nelspruit.

Ce groupe avait accouché de deux nuls 1-1 lors de sa première journée (Nigeria-Burkina Faso et Zambie-Ethiopie). Tout restait donc à jouer, sur une pelouse très médiocre où le sable semblait dominer l'herbe. Et tout reste donc à jouer, promesse de sueurs froides pour deux équipes qui ne peuvent se permettre de manquer les quarts, statut oblige.

Et la Zambie championne en titre a eu très chaud. Jusqu'à la 85e minute et ce penalty causé par Onazi sur Mayuka à la limite de la surface de réparation, et transformé par le gardien Mweene.

Et ce Mweene, qui a l'habitude de marquer dans cette position avec son club sud-africain des Free State Stars, est en passe d'attacher son nom à cet exercice. Car à la 26e minute, l'arbitre avait sifflé un penalty contre la Zambie, et Obi Mikel avait manqué le cadre !

Zambie vernie
Du coup, c'était le quatrième match consécutif que disputait la Zambie en phase finale de CAN avec à chaque fois un penalty sifflé contre elle, et jamais transformé: en demi-finale de la CAN-2012 (arrêt de Mweene devant le Ghanéen Gyan), en finale (penalty de l'Ivoirien Drogba au-dessus de la barre), lundi dernier contre l'Ethiopie (arrêt de Mweene devant Saladin Said) et donc ce vendredi.

En dépit du manque de précision d'Obi Mikel, les Nigérians avaient surmonté leur déception en ouvrant le score par Emenike (57e), plus vif que la défense des Chipolopolos. Avec déjà deux buts, l'attaquant du Spartak Moscou prenait provisoirement la tête du classement des buteurs.

Les Zambiens avaient alors de quoi s'inquiéter: après une légère domination dans le premier quart d'heure, mais non assortie d'occasions, ils n'avaient plus vu le jour, étouffés par la puissance physique des Super Eagles.

Les hommes d'Hervé Renard ont relevé la tête dans le dernier quart d'heure, ont pressé, poussés par l'urgence, mais de manière désordonnée et sans tranchant dans le dernier geste, à l'image de cette passe au gardien de Mbesuma après un débordement et un centre en retrait de Kalaba (82e). Moins de magie, mais encore le brin de chance, matérialisé par ce penalty qui allait suivre quelques instants plus tard.