Le Mali n'a pas plié, la RD Congo éliminée
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Le Mali, demi-finaliste de la dernière édition, sera au rendez-vous des quarts de finale de la CAN-2013 après le point du nul acquis lundi contre la RDC de Claude Le Roy (1-1), éliminée, de quoi apporter un peu de réconfort à un pays plongé dans un conflit armé.

Le capitaine Seydou Keita et le sélectionneur Patrice Carteron l'avaient martelé samedi. Au-delà de l'aspect purement sportif, l'objectif des Aigles était de tenter d'apporter un peu de joie à leur peuple, trois semaines après le début de l'intervention de l'armée française pour reconquérir le nord du pays.

Un seul point suffisait pour faire le bonheur du Mali et cette mission a été parfaitement remplie malgré un début de rencontre catastrophique et l'ouverture du score de Mbokani sur penalty (3e). La délivrance est rapidement intervenue sur une reprise de Samassa qui a profité des largesses de la défense congolaise (14e).

Sans forcément briller par un jeu flamboyant mais en faisant preuve d'une réelle solidité, le Mali, 2e du groupe B, a donc assuré sa place dans le Top 8 et défiera au prochain tour l'hôte sud-africain, samedi à Durban. Motivés par la situation dans leur pays, les Aigles sont bien capables de frapper un grand coup contre les Bafana Bafana.

La 7e CAN de Claude Le Roy aura en revanche tourné court. Le technicien français n'aura pas réussi à rééditer l'exploit de 2006 quand il avait hissé la RD Congo en quart de finale et n'a pas écrit une nouvelle page de sa légende africaine.

Le Français de 64 ans est loin d'avoir programmé sa retraite mais cette aventure à la CAN lui laissera sans doute beaucoup de regrets, son équipe n'étant jamais parvenue à se décrisper après une entame de tournoi plus que prometteuse contre le favori du groupe le Ghana (2-2).

Leçon tactique
Patrice Carteron lui aura même administré une petite leçon tactique, les Congolais ne trouvant jamais la solution face à un bloc malien très hermétique et n'étant jamais en mesure de faire parler leur technique et leur vitesse. Le choix de confier l'animation de l'attaque au duo Maïga-Samassa et de laisser le géant et peu mobile Diabaté sur le banc s'est avéré judicieux. Maïga, pourtant en position idéale, a même manqué de peu de la tête la balle du KO juste avant la pause (44e), imité par Samassa, qui a failli profiter d'une belle boulette du gardien congolais Kidiaba (66e).

L'entrée du dribbleur congolais Mputu (46e), rescapé de la campagne de 2006 en Egypte, n'y a rien changé, la discipline et l'organisation malienne, avec le précieux Seydou Keita à la baguette, ne laissant aucune possibilité et aucun espace à l'artiste du TP Mazembé pour s'exprimer.

Comme un signe du destin, c'est au contraire le Mali qui a terminé fort avec notamment une tête de Traoré repoussée sur la ligne (82e) et un tir de Diabaté sur le poteau (83e). Rien ne pouvait arrêter la marche en avant des Maliens, au nom de tout un peuple.