Les Bleus contre l'Allemagne avec le mois de mars en tête
© Getty Images

Plus qu'un amical contre un adversaire de prestige, le France-Allemagne de mercredi est avant tout pour le sélectionneur Didier Deschamps un point de passage essentiel pour préparer les rendez-vous cruciaux du mois de mars contre la Géorgie et l'Espagne sur la route du Mondial-2014.

"Le mois de mars". Invité lundi à présenter la rencontre face à la Mannschaft, demi-finaliste du dernier Mondial et du dernier Euro, Deschamps est inlassablement revenu à ce "mois de mars" et à ces matches qualificatifs contre la Géorgie (22 mars) et l'Espagne (26 mars) qui en diront beaucoup sur les chances des Bleus de voir le Brésil dans un an et demi.

"On a bien fini 2012. Là, c'est notre match de rentrée et on retrouve le Stade de France après deux dernières bonnes performances qui ont été réalisées à l'extérieur. C'est bien de reprendre contact avec ce stade et avec notre public en vue des deux matches très importants de la fin du mois de mars", a commencé "DD".

Après le nul ramené de Madrid (1-1) et la victoire décrochée à Parme contre l'Italie (2-1) en fin d'année dernière, un succès contre le vieux rival allemand aurait de l'allure pour maintenir la dynamique.

Jeudi lors de l'annonce de sa liste, le sélectionneur avait d'ailleurs été fidèle à son image de gagneur invétéré: "Vous me connaissez, je ne vais pas dire aux joueurs 'prenez du plaisir et peu importe le résultat' ", avait-il dit, avant, déjà, de tout ramener aux matches de mars, "les plus importants sur le plan du résultat".

Ainsi martelé, le message de Deschamps a toutes les chances d'avoir été intégré par des joueurs et le match de mercredi devrait donc naturellement trouver sa place sur le chemin des rencontres décisives à venir.

"Ne pas croire que tout va bien"
"On ne va pas dire qu'on est passé d'un extrême à l'autre, mais il y avait pas mal d'inquiétude avant l'Espagne et l'Italie et là il y a pas mal d'optimisme, voire plus. Tout le monde attend confirmation en mars et pour ça, il faut s'appuyer sur ce qu'on a fait de bien et repartir sur les mêmes bases", a expliqué le sélectionneur.

"J'ai un groupe qui se construit et qui est parti sur une échéance longue. Mais les bons résultats, c'est la meilleure chose pour construire et donner sérénité et confiance au groupe. Il ne faut pas s'endormir non plus, ne pas croire que tout va très bien, parce qu'au haut niveau, ça ne pardonne pas. Je ne veux pas prendre une gifle et être obligé de réagir", a-t-il ajouté.

C'est que l'ancien capitaine des Bleus connaît les risques de ces matches amicaux du mois de février, au moment où les organismes souffrent des conditions de jeu difficiles et de la répétition des matches avec la reprise prochaine de la Ligue des Champions.

Mais pour lui, la qualité de l'adversaire doit suffire à préserver de tout relâchement même si, reconnaît-il, le souvenir du France-Allemagne de 1982 "ne doit pas être très parlant" pour la génération actuelle.

"Le risque est plus élevé quand l'équipe adverse n'est pas de première qualité. Avec cette affiche, au Stade de France, je ne conçois pas qu'on puisse prendre ce match à la légère", a-t-il dit.

"Je suis conscient qu'il y a eu des matches avant, que d'autres comme les Parisiens ou Landreau joueront encore dès vendredi et que la C1 va reprendre. Mais je ne les ai pas vus depuis trois mois et on a peu de dates pour se préparer à ce qui nous attend au mois de mars", a-t-il ajouté. Le message est très clair.