Le PSG à l'épreuve d'un Valence retrouvé
© AFP

Dominateur en Championnat de France où il a creusé un écart significatif le week-end dernier, le Paris SG retrouve mardi à Valence la Ligue des champions, théâtre de ses vraies ambitions, pour un huitième de finale aller sans doute plus compliqué que prévu.

Paris n'a pas encore fait complètement place nette en championnat, mais les choses sont tout de même plus claires depuis dimanche. Lyon et Marseille n'avancent plus guère alors que les Parisiens, à l'exception d'un nul contre Ajaccio, enchaînent les victoires depuis la reprise.

Avec six et huit points d'avance sur ses deux poursuivants, l'équipe de Carlo Ancelotti peut voir venir et aborder sans arrière-pensées parasites son déplacement au stade Mestalla, où les choses ont bien changé depuis deux mois.

Lors du tirage au sort au mois de décembre, l'affaire semblait en effet bonne pour les Parisiens. Valence était alors en grande souffrance (12e) et ne paraissait pas de taille à rivaliser avec un PSG sorti premier de sa poule et aux individualités supérieures.

Mais l'arrivée d'Ernesto Valverde aux commandes de l'équipe en remplacement de Mauricio Pellegrino a tout changé pour le double finaliste de la C1 (2000 et 2001), redevenu l'une des formations les plus solides de la Liga, comme en attestent sa cinquième place et son match nul contre le grand FC Barcelone (1-1) il y a huit jours.

Lundi en conférence de presse, Valverde a néanmoins volontiers cédé au PSG le costume de favori, mettant en avant les qualités de contre-attaque de l'équipe parisienne (qu'il a comparée au Real Madrid), ses stars offensives, mais aussi la solidité défensive d'un groupe dirigé par "un entraîneur italien".

"C'est vrai que le PSG a beaucoup de qualités en contre-attaque, beaucoup de joueurs rapides. Mais notre objectif ce n'est pas seulement ça, c'est aussi de jouer au foot", s'est défendu Ancelotti.

Sous les yeux de Beckham
L'affrontement pourrait en fait un peu ressembler aux deux matches du PSG face à Porto en phase de poule (défaite 1-0 et victoire 2-1).

Avec Ibrahimovic, Lavezzi, Ménez, Lucas ou Pastore, le club de la capitale est probablement supérieurement armé. Mais le PSG a bâti ses récents succès sur la solidité de sa défense et dans ce domaine, les absences de Motta et Thiago Silva pourraient peser. Sakho, qui a eu une petite fille lundi, sera lui présent et jouera, a assuré Ancelotti.

Paris a en outre moins de vécu commun et aura face à lui une équipe qui peut le déstabiliser par sa force collective. Derrière le redoutable finisseur qu'est Soldado, Valence présente en effet une ligne Feghouli-Banega-Jonas techniquement au-dessus de la moyenne et susceptible de priver les Parisiens du ballon.

Comme l'a rappelé Valverde, les Espagnols pourront alors compter sur le soutien de leurs 55.000 supporteurs. "Il va y avoir une ambiance incroyable, c'est la Ligue des champions. Les supporteurs vont être très importants et ça va être très chaud à Mestalla", a-t-il prévenu.

De l'autre côté du terrain, on guettera aussi le duel entre Rami et Ibrahimovic, un vrai défi pour la concentration parfois fluctuante de l'international français.

Maintenant que la fashion week est terminée, David Beckham sera-t-il là pour voir ça et supporter sa nouvelle équipe? Oui. Ancelotti l'a confirmé en conférence de presse. Même si les conditions météo sur New York ont retardé son départ, la star anglaise sera bien dans les tribunes de Valence mardi.