La Coupe du Monde Italie 1990 n'a pas manqué d'attirer, à son tour, plus d'une centaine de participants, même si ce nombre était en légère régression par rapport à celui de l'édition précédente. Comme à l'accoutumée, ce sont les Caraïbes qui ont ouvert le bal des éliminatoires par la nette victoire 4-0 de Trinidad & Tobago sur la Guyane le 17 avril 1988.

Par un curieux hasard, Trinidad & Tobago allait également, quelque vingt mois plus tard, disputer le dernier match du tour préliminaire. Les Insulaires échouent toutefois aux portes de la phase finale après une défaite face aux Etats-Unis à Port d'Espagne. C'est Paul Caligiuri qui inscrit le seul et unique but de la rencontre, permettant ainsi aux Yankees de faire leur grand retour sur la scène mondiale après plus de 40 ans d'absence. Le Costa Rica, sous la direction du Serbe Bora Milutinovic, s'adjuge la deuxième place d'une zone CONCACAF amputée du Mexique, exclu.

En Amérique du sud, les éliminatoires sont marqués par un triste incident : lors du match opposant le Brésil au Chili, un fumigène atterrit près du gardien chilien Rojas, qui simule une blessure. Son équipe, alors menée 1-0, refuse de poursuivre la rencontre. Mais le stratagème fait long feu et il en résulte de longues suspensions pour les joueurs concernés. Le Chili est même exclu de la Coupe du Monde de la FIFA, Etats-Unis 1994. Ce sont finalement l'Uruguay et la Colombie (qui ne s'était plus qualifiée depuis 1962) qui accompagnent l'infatigable Brésil en Italie. Pour les Cafeteros, il a fallu en passer par un match de barrage contre Israël, sorti vainqueur de sa confrontation avec les deux représentants de l'Océanie, l'Australie et la Nouvelle-Zélande. Les Sud-américains s'imposent au terme d'une confrontation qui n'aura produit qu'un but en deux matches.

Les équipes européennes sont, cette fois, réparties en quatre groupes de cinq et trois de quatre. Les deux premiers de chaque groupe obtiennent la qualification, à l'exception du plus mauvais deuxième des groupes de quatre. C'est finalement le Danemark, après une ultime défaite face à la Roumanie, qui hérite de cette peu enviable position, privant la compétition d'une des équipes les plus attractives de l'édition précédente. L'Angleterre et la RFA se contentent d'une place de deuxième. Ces éliminatoires réserveront dans l'ensemble peu de surprises, à la notable exception de la France - devancée d'un point par l'Ecosse -, qui allait longtemps regretter le point perdu le 22 octobre 1988 à Nicosie contre Chypre.

Quant à l'habituel marathon africain, il voit cette année l'Egypte renouer avec la phase finale pour la première fois depuis 1934. Elle est accompagnée du Cameroun, invaincu en phase finale de Coupe du Monde de la FIFA lors de sa précédente sortie, en Espagne en 1982. A l'occasion d'un dernier tour particulièrement ouvert entre six équipes, ce sont finalement la Corée du sud et les Emirats arabes unis (ces derniers avec une seule victoire et quatre résultats nuls en cinq matches) qui sortent vainqueurs de la zone Asie.