Luiz Felipe Scolari (sélectionneur national du Portugal)
Je n'ai rien à dire sur l'arbitrage, il a décidé ce qu'il avait à décider. Je ne crois pas que la France était meilleure, c'était équilibré, mais je crois qu'un match nul qui se serait achevé aux tirs au but aurait été plus juste. Nous sommes un petit pays, c'est difficile d'arriver jusqu'ici.
Les joueurs doivent digérer maintenant. Nous y avions rêvé, nous avions beaucoup travaillé mais maintenant c'est un autre objectif. Nous voulons cette 3ème place, même si nous avons un jour de moins que les Allemands pour récupérer. Si l'Italie ne fait pas attention, la France prendra le dessus. Ce sont deux équipes de force égale mais c'est vrai les Français ont d'énormes aptitudes. Regardez Ronaldo, il a très bien joué mais la France ne lui a donné que trop peu de possibilités de s'exprimer.
Ma frustration personnelle ne durera que quelques heures, le temps de faire le point avec mes proches, ma famille et la fédération portugaise. Je dois changer d'attitude, modifier ma façon de parler. Il est nécessaire de digérer pour reprendre le travail dès demain matin. Concernant Miguel on ne connaît pas encore la gravité de sa blessure et donc son indisponibilité. Ricardo a écopé d'un carton jaune et ne jouera pas mais on fera avec.
Il n'y a pas de déception, l'équipe a été à la hauteur. Les joueurs avaient clamé haut et fort avant le match qu'ils se qualifieraient tout simplement parce qu'ils y croyaient. Je le répète l'équipe est fantastique, elle a très bien joué depuis le début de la compétition.

Raymond Domenech (sélectionneur national de la France)
Nous sommes fiers d'être en finale mais l'objectif je l'ai déjà dit c'est d'être là le 9 juillet. A quelle heure je ne sais pas…. Concernant l'Italie, il y a pour moi deux exploits : celui de la France contre le Brésil et celui de l'Italie qui a battu l'Allemagne avec la manière. Rendez-vous le 9 juillet à 20h...
Je ne commente pas les choix de l'entraîneur portugais, car je n'aime pas que les autres entraîneurs jugent les miens. Je rends hommage à cette équipe du Portugal qui nous a fait souffrir, mais il fallait un vainqueur. C'est naturellement le match le plus éprouvant et l'adversaire qui nous a posé le plus de problèmes, plus que face au Brésil mais dans un contexte différent.
L'équipe de France a démontré sa capacité à souffrir, à s'accrocher, à être solidaire et à tenir. Il suffit de voir les efforts du secteur offensif qui répond aussi présent quand il faut revenir car il n'oublie jamais qu'il y aura un moment où il aura la possibilité de s'exprimer.
Ce sera évidemment le dernier match de Zinédine Zidane. Mais dans nos têtes il ne s'agit pas du dernier match de Zidane mais de la finale, qui plus est contre l'Italie. Contrairement à ce qui avait été annoncé, ce n'est pas un jubilé, c'est la Coupe du Monde. Et il nous fait rêver depuis 10 ans.
Concernant mes choix en attaque, il y a David Trezeguet et onze autres qui sont aussi là, c'est ça la force de l'équipe. Les 12 qui n'ont pas joué apportent leur soutien, mettent la pression. Il faut les féliciter. Nous jouons chaque match avec la possibilité d'être éliminés mais c'est l'essence même du football. Je suis serein