Ennio Morricone, compositeur et chef d'orchestre
Il a signé la musique d'un grand nombre de films parmi les plus importants de ces cinquante dernières années et a collaboré avec des cinéastes à la renommée mondiale, comme Sergio Leone, Pour une poignée de dollars (1964), Le Bon, la brute et le truand (1966); Roland Joffré Mission (1986) ; Brian de Palma, Les Incorruptibles (1987) ; Pedro Almodóvar, Attache-moi ! (1989) ; Oliver Stone U-turn (1997).
Après le match face à l'Allemagne, il revit les émotions de la qualification de l'Italie pour la finale de Berlin :
Ils se sont battus comme des lions. Aucun doute, ce sont les meilleurs. On peut dire que, ce soir, l'Italie a aligné de grands professionnels. Un groupe formidable, compact, avec un Buffon des grands jours, en forme et plein de réflexes.
Depuis le début de cette Coupe du Monde, on a une défense extraordinaire, qui n'a pas pris un but, excepté le but contre son camp de Zaccardo face aux Etats-Unis ! Je suis plus que satisfait du résultat !
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Une équipe soudée. Tous les joueurs ont fait honneur à leur maillot, même les remplaçants.
Les piliers sur lesquels repose la Squadra sont Nesta, Cannavaro, Buffon, Totti et Del Piero, mais tous les autres sont d'excellents footballeurs, encouragés et guidés par ces grands champions.
Pour cette demi-finale, Lippi a mis sur pied une équipe très équilibrée : on a vu le résultat ce soir. Une équipe qui n'a jamais levé le pied, toujours réactive, aussi bien en défense qu'en attaque. Ils méritent un beau coup de chapeau. C'est la solidité du groupe qui a fait la différence. Lippi a pris une part considérable dans ce résultat. Il a su remarquablement préparer et motiver ses hommes.
La chance joue toujours un rôle dans ce genre de compétition, mais on peut dire qu'aujourd'hui, elle ne nous a pas particulièrement favorisés. On a quand même touché plusieurs fois les montants ! Les Allemands se sont montrés plus dangereux que nous. Mais les Azzurri ont mérité sans conteste leur place en finale.
Je dois avouer que j'étais un peu tendu à l'entame des prolongations. J'avais peur que les joueurs soient fatigués et que cela nous mène aux tirs au but, où la partie se serait jouée sur un coup de dés. Vous rendez-vous compte, après un match aussi prenant et aussi intense ! Quel triste dénouement !
Les tirs au but sont pour moi une façon injuste de décider le sort d'une rencontre aussi serrée. C'est un face-à-face entre le gardien et le tireur. Et là, tout est une question de chance !
Si nous avons eu une petite chance ce soir, c'est d'avoir pu conclure la partie avant les tirs au but. Quand Grosso a inscrit ce but surprise puis que Del Piero a entériné le résultat... quelle joie !
J'ai un message pour les Azzurri : ALLEZ LES GARS ! VOUS ALLEZ REUSSIR !