Quel que soit le nom du prochain champion du monde, une chose est sûre : cette édition 2006 aura été marquée par la revanche des anciens. En effet, la France et l'Italie affichent une moyenne d'âge largement supérieure à celles des onze vainqueurs précédents.

Sur les quarante dernières années, la moyenne d'âge des différents lauréats de l'épreuve s'établit en deçà des 28 ans. Vraisemblablement, les deux finalistes de ce soir devraient venir bouleverser cette tendance. Si les titulaires des demi-finales sont reconduits, la France affichera une moyenne d'âge de 30 ans et 0,5 mois. Fabien Barthez est le doyen de cette formation avec 35 ans et 12 jours, tandis que Franck Ribéry, 23 ans et 3 mois, en est le benjamin. De son côté, la moyenne d'âge italienne s'établit à 29 ans et 7 mois. Marco Materazzi, 32 ans et 10 mois, est le membre le plus âgé de l'équipe; Andrea Pirlo, 27 ans et 1 mois, en est le plus jeune.

Pour retrouver trace d'un champion du monde aussi expérimenté, il faut remonter à la Coupe du Monde de la FIFA, Chili 1962. A l'époque, le Brésil s'était imposé en finale malgré ses 30 ans et 1 mois de moyenne d'âge, soit 17 mois de plus que le deuxième de ce classement un peu inhabituel.

Depuis, la moyenne d'âge des différents vainqueurs s'établit comme suit : Angleterre (27 ans / 1 mois) ; Brésil (25/2) ; Allemagne (27/3) ; Argentine (26/3) ; Italie (27/4) ; Argentine (26/10) ; Allemagne (27/09) ; Brésil (27/11) ; France (27/04) et Brésil (26/09).

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Identifier le favori d'une finale de Coupe du Monde de la FIFA n'est jamais chose facile. Pour se faire, FIFAworldcup.com a décidé d'étudier en détail les statistiques des deux équipes sur les quatre dernières semaines : L'Italie a marqué 11 buts depuis le début de la compétition et n'a encaissé qu'un but (contre son camp). De son côté, la France a trouvé le chemin des filets à 8 reprises et n'a concédé que 2 buts. L'Italie a obtenu un penalty, qu'elle a transformé. La France a elle aussi marqué sur penalty, mais elle en a également concédé un. L'Italie a inscrit 3 buts de la tête, contre un seul pour la France. L'Italie compte 8 passes décisives, la France 5.

Thierry Henry aborde cette finale en tête du classement des fautes commises. L'attaquant d'Arsenal a été sanctionné à 17 reprises, plus qu'aucun autre joueur dans cette Coupe du Monde de la FIFA. Deux autres Français, Patrick Vieira et Claude Makelele, occupent eux aussi les premières places avec respectivement 14 et 13 fautes. Côté italien, Gianluca Zambrotta est le plus agressif avec 13 fautes sifflées.

A l'inverse, l'attaquant italien Luca Toni est le joueur le plus maltraité. Le buteur de la Fiorentina a été victime de 23 fautes, ce qui le place à égalité avec les Portugais Cristiano Ronaldo et Luis Figo. On retrouve également Gennaro Gattuso et Patrick Vieira dans ce classement avec 17 et 16 coups francs obtenus. Par ailleurs, Gattuso et Vieira ont effectué 31 tacles depuis le début de la compétition, ce qui les place juste derrière l'Ukrainien Anatoliy Tymoschuk, auteur de 32 interventions.

Tireurs d'élite

Henry et Francesco Totti sont les deux finalistes qui ont cadré le plus de tirs : 11 chacun. Dans ce domaine, les deux hommes sont devancés par l'Allemand Miroslav Klose, 12 tirs cadrés sur 20 tentatives, et le Portugais Cristiano Ronaldo, 12 tirs cadrés pour 21 frappes. Toutefois, le Français et l'Italien peuvent mettrent en avant leur redoutable efficacité puisque tous deux n'ont tiré au but qu'à 14 reprises. Luca Toni a trouvé le cadre par 9 fois mais il compte un tir de plus.

L'Italien Gianluigi Buffon a été le gardien le plus sollicité du tournoi avec 23 arrêts. Certes, Ricardo a dû intervenir à 25 reprises, mais le gardien portugais a disputé 660 minutes de jeu contre 570 seulement pour le portier de la Juventus. En revanche, Fabien Barthez a passé une Coupe du Monde de la FIFA relativement tranquille. En effet, le Marseillais n'a eu que 13 arrêts à faire en 540 minutes, ce qui ne le place qu'au 18ème rang de ce classement. Le Français a connu son match le plus difficile contre le Portugal. En demi-finale, il a réalisé 5 arrêts. De son côté, Buffon a dû intervenir par 8 fois contre la République Tchèque mais n'a eu qu'un seul arrêt à faire contre les Etats-Unis.

Des centres efficaces

En ce qui concerne les centres, c'est l'Italie qui tire le mieux son épingle du jeu. 34 des 124 centres effectués par les hommes de Marcello Lippi ont trouvé preneur (27%). En revanche, seuls 28 des 133 centres français sont arrivés à destination (21%). Après six matches, les deux formations comptent pratiquement le même nombre de passes courtes : 1889 pour l'Italie, 1885 pour la France. Les Bleus comptent 93 % de réussite dans cet exercice, contre 92 % côté azzurro. Par contre, l'Italie a tenté beaucoup plus de passes longues que la France : 586 contre 431. Le nombre de passes longues effectuées par les Français reste stable d'un match à l'autre, tandis que les Italiens préfèrent varier leur approche en fonction de l'adversaire. Face aux Etats-Unis, Pirlo et ses partenaires n'ont tenté que 65 passes longues, contre 129, près du double, contre l'Allemagne en demi-finale.

En outre, l'Italie a obtenu 39 corners depuis le début du tournoi. Toutefois, les différences sont assez importantes d'un match à l'autre : les Italiens ont tiré 12 corners contre le Ghana et l'Allemagne, mais un seul contre l'Australie et l'Ukraine.