Neuf juillet 2006, dernier match. Soixante-quatrième rencontre d'une compétition d'excellente facture, cette finale est aussi une dernière pour Zinédine Zidane. Pour les Italiens, il s'agit de viser une quatrième étoile, juste derrière le pentacampeao brésilien. Côté français, un deuxième titre en huit ans est au bout des 90 minutes berlinoises et une récompense de premier choix pour la fin de parcours de la "génération 98".

Le match

Italie - France, 20h00, Berlin
L'Italie fait toujours partie des favoris de la Coupe du Monde de la FIFA. Malgré une grave crise interne, la squadra azzurra a assumé, éliminant notamment l'hôte allemand en demi-finale. Marcello Lippi a démontré sa science tactique, un chiffre le démontrant à merveille : 11 buts, 10 buteurs. Face aux Français, un certain esprit de revanche règnera sans doute puisque les Italiens ne les ont plus battus depuis 1978. Surtout, la dramatique finale de l'Euro 2000 est encore dans toutes les mémoires.

Avec un début de compétition cahoteux, personne ne misait un euro sur la France. Depuis, le huitième de finale contre l'Espagne combiné au réveil de Zinédine Zidane sont passés par là. Mais c'est avant tout, comme en 1998, en s'appuyant sur une défense intraitable que les Bleus ont tracé leur route. Il s'agit maintenant d'offrir un cadeau d'adieu mondial à Zizou. Pour cela, il faudra faire sauter un verrou italien au moins aussi solide que le coffre-fort français. Mais comme le parcours bleu ressemble de très près à celui de l'Euro 2000…

Le duel
Si la complémentarité des éléments défensifs de chacune des deux équipes est sans doute leur plus grande qualité, deux hommes sortent du lot. Fabio Cannavaro et Lilian Thuram ont fait preuve d'une qualité exceptionnelle dans leur travail d'annihilation des attaques adverses. Le tout avec une discipline rare : 10 fautes pour Thuram, neuf pour Cannavaro, en six matches.

Les suspendus
Louis Saha (FRA)

Le face-à-face
Italie 0 – 0 (tab, 3-4) France, 3 juillet 1998, Saint-Denis. Un match crispé du début jusqu'à la fin entre deux équipes qui se connaissent trop bien. Les occasions ne sont pas légion même si Roberto Baggio est tout proche du but en or sur une volée d'école. Mais il faut aller à la séance de tirs au but et c'est le pauvre Luigi di Biaggio qui heurte la transversale et envoie les Français en demi-finale.

La question
Zinédine Zidane rejoindra-t-il Pelé, Vava et Breitner ? Auteur d'un doublé lors de la finale de 1998 contre le Brésil, Zidane a la possibilité de rejoindre dans la légende Pelé (1958 et 70), Vava (1958 et 62) et Paul Breitner (1974 et 82) les seuls joueurs qui ont réussi à marquer dans deux finales différentes.

Les chiffres
100, comme le nombre de sélections de Fabio Cannavaro au soir de la finale.
53, le nombre de joueurs qui ont disputé deux finales de Coupe du Monde.
42, le nombre moyen de sélections pour chaque joueur de l'équipe de France.
32, comme le nombre de matches entre la France et l'Italie. Bilan, 17 victoires, huit nuls et sept défaites en faveur des Italiens.
12, le nombre d'années qui séparent chacune des quatre dernières finales de l'Italie (1970, 82, 94 et 2006).
7, comme le nombre de finales de Coupe du Monde entre deux équipes européennes sur sol européen.

Les dates
Gianluca Vialli fête ses 42 ans ce 9 juillet. L'ancien attaquant italien de la Sampdoria de Gênes et de la Juventus de Turin a participé à la Coupe du Monde de la FIFA, Italie 1990 où son équipe s'est inclinée en demi-finale face à l'Argentine. Koji Nakata (27 ans, JPN), Chun Soo Lee (25 ans, KOR), Jae Jin Choe (25 ans, KOR) fêtent également leur anniversaire.

La grande Histoire
9 juillet 1950, Brésil 7-1 Suède, Rio Janeiro. Le Brésil est l'immense favori de "sa" Coupe du Monde. Les Auriverdes entament de manière spectaculaire le deuxième tour en étrillant les Suédois au Maracana. Le héros s'appelle Ademir, auteur de quatre buts. Mais les Brésiliens échouent finalement sur la dernière marche, au bénéfice de l'Uruguay.

La petite histoire
Gianluigi Buffon va disputer une finale dans la finale. Il doit en effet conserver ses buts inviolés pendant 64 minutes pour entrer dans la légende du football italien et battre le record de Walter Zenga qui avait préservé son but pendant 517 minutes lors de la Coupe du Monde de la FIFA, Italie 1990.

La phrase du jour
"Del Piero est venu me dire que je devais absolument voir la finale avec les mêmes vêtements, les mêmes sous-vêtements et les mêmes chaussettes qu'en demi-finale, pour que je puisse encore une fois lui porter chance", de Noel Gallagher , inconditionnel des Italiens, dans la colonne VIP de FIFAworldcup.com.