Pour Joseph S. Blatter, chaque Coupe du Monde de la FIFA représente l'exténuante apothéose d'un travail soigné et minutieux, qui s'étend sur plusieurs années. Si vous lui demandez où il trouve la force de mener à bien l'organisation du plus grand événement footballistique de la planète, le Président de la FIFA vous répondra que cette tâche herculéenne est avant tout un sacerdoce, dont le produit fini met parfaitement en application son leitmotiv et son projet : le football pour tous, tous pour le football.
"Je ne pense pas qu'il existe d'événement similaire dans le monde, déclarait-il avec enthousiasme au cours d'un entretien exclusif accordé récemment à FIFAworldcup.com. Seul le football peut susciter autant d'émotion."
Il y a maintenant huit ans que Blatter a succédé à Joao Havelange à la tête de l'organe directeur du football international, à l'issue du 51e congrès. Aujourd'hui âgé de 70 ans, le natif de Viège, en Suisse, a été touché par la flèche de Cupidon du ballon rond dès son enfance. Pas maladroit sur le rectangle vert (il a évolué parmi l'élite du championnat amateur local), il doit toutefois son accession au sommet décisionnel du beau jeu à ses qualités de gestionnaire aguerri.
Le 8 juin 1998, 23 ans après ses débuts à la FIFA en tant que Directeur des programmes de développement technique, Blatter devient le huitième président de l'organisme mondial du football. Il honore actuellement son deuxième mandat, après avoir été réélu le 29 mai 2002 à Séoul.
L'action de Blatter à ce jour se caractérise avant tout par une multitude de programmes visionnaires et fructueux, qui ont contribué à renforcer la place du football comme sport le plus populaire du monde. Dans le même temps, le Président de la FIFA n'a jamais cessé de travailler d'arrache-pied à la mise en pratique de son credo de toujours ; à savoir que le beau jeu, de par son attrait universel et le pouvoir que cela lui confère, doit être utilisé pour améliorer la société à l'échelle planétaire.
Concrètement, cette volonté a pris la forme d'une alliance étroite entre la FIFA et l'Unicef, et d'un soutien apporté par Blatter à de nombreuses causes humanitaires. On citera à titre d'exemple le parrainage par la FIFA de l'organisation de solidarité internationale SOS Villages d'Enfants, qui gère plus de 130 villages pour enfants à travers le monde.
En reconnaissance de son incessante activité dans le secteur caritatif, Blatter a reçu d'innombrables récompenses et décorations, dont l'Ordre Olympique, le prix de la Ligue Internationale Humanitaire pour la Paix et la Tolérance, celui de l'International Humanitarian of the Year, ou encore l'American Global Award for Peace.
Place maintenant au jeu. Le Président de la FIFA communique à FIFAworldcup.com la liste des joueurs qu'il retiendrait pour son équipe parfaite.
L'équipe adidas +10 de Joseph S. Blatter
Dans les buts, je mettrais Dino Zoff, car c'est quelqu'un de fondamentalement bon. En tant que gardien, il était grand et intelligent. Je le choisis donc pour le caractère complet du personnage : professionnel exemplaire et être humain d'une gentillesse sans bornes.
Pour la défense, je resterais en Italie, car ce pays a une longue tradition d'arrières intraitables. Paolo Maldini aurait évidemment sa place. A droite, ce serait le grand et talentueux Giacinto Facchetti et à gauche, le Brésilien Roberto Carlos, sans hésiter. Je suis obligé d'inclure Franz Beckenbauer, quoiqu'il pourrait peut-être évoluer en milieu de terrain, étant donné que je souhaite pratiquer un football offensif.
Dans l'entrejeu, Zinédine Zidane est le premier nom qui me vient à l'esprit, suivi de David Beckham. Je sauterais également sur l'occasion pour faire appel à Michel Platini et sur le flanc droit, j'utiliserais un troisième Français inoubliable : Raymond Kopa, joueur pour lequel j'avais une immense admiration.
A l'avant, Ronaldinho combinerait avec l'exceptionnel Alfredo Di Stefano, l'un des plus grands noms de l'histoire du football, que je positionnerais juste derrière le Brésilien.
