UNE COUPE DU MONDE DE LA FIFA POUR TOUT LE MONDE : Peter Angell est responsable de la conception et de l'exécution du plan de production de Host Broadcast Services (HBS) pour la couverture radio et TV des 64 matches de la Coupe du Monde de la FIFA, Allemagne 2006. Il a accepté d'accorder quelques instants de son précieux temps à FIFAworldcup.com afin de nous faire part de son point de vue sur Allemagne 2006.
Nous approchons de la fin de la Coupe du Monde de la FIFA. Etes-vous satisfait de la manière dont s'est déroulée cette compétition à votre niveau ?
Absolument. A l'exception d'un problème technique mineur, tout a été parfait. Toutes les innovations que nous avons introduites ont dépassé nos attentes. Les radiodiffuseurs sont ravis des services et de la qualité que nous avons fournis. De notre côté, tous les objectifs que nous nous étions fixés il y a trois ans et demi ont été atteints.
HBS a décidé peu de temps après Corée/Japon 2002 de filmer en haute définition. Quelle différence cela a-t-il produit ?
Je crois que tout le monde en a profité. Nous avons reçu un formidable soutien de la part des grands radiodiffuseurs et, plus important encore, de la part des fabricants, qui ont vu que la haute définition constituait l'avenir à court terme. La synchronisation ne pouvait pas être plus parfaite. Le vrai grand succès technologique de cette Coupe du Monde de la FIFA, c'est la HD. Comme l'image est meilleure dès le départ, les téléspectateurs le ressentent à l'arrivée, y compris ceux qui regardent avec un poste à définition standard. Du coup, la Coupe du Monde est mise en valeur et nous, nous avons un héritage. Nous avons des archives haute définition, ce qui signifie que les séquences de 2006 seront beaucoup plus belles que celles des 17 éditions précédentes. Nous avons écrit l'histoire.
Vous avez aussi augmenté le nombre de caméras à chaque rencontre et le nombre de plans en direct. Quel en a été le résultat ?
Nous avons offert aux diffuseurs et au public un meilleur service, avec beaucoup plus de choix. Nous avons proposé des gros plans sur les joueurs, des plans plus tactiques et d'autres des abords du terrain, ce que nous n'avions pas en 2002. Et tout ça a permis aux diffuseurs de personnaliser davantage leurs programmes. Nous créons bien plus de contenu à partir d'un match que par le passé.
Votre vision est-elle adaptée aux besoins des radiodiffuseurs ou bien à ceux des téléspectateurs ?
Je crois qu'il est impossible de séparer les deux. En tant que radiodiffuseur hôte, Nous avons fourni à chaque diffuseur la base dont il avait besoin pour créer sa propre couverture individuelle. Donc, dans un sens, nous contentons les deux. Nous pensons aux diffuseurs mais, d'un autre côté, les diffuseurs veulent faire plaisir à leur public. Donc, nous adaptons notre programmation afin de les aider à atteindre cet objectif. Comme nous sommes un producteur de contenu impartial et indépendant, nous avons essayé de dégager une vue d'ensemble des 32 équipes participantes et d'assurer une couverture identique pour tous.
Vous avez apporté une autre innovation, le Media Server, une sorte de bibliothèque qui permet aux radiodiffuseurs de piocher les vidéos dont ils ont besoin pour leurs programmes. Cette initiative a-t-elle été couronnée de succès ?
Oui, ça a été très bien accueilli. Le Media Server stocke sur un énorme ordinateur l'ensemble des contenus vidéo et audio produits au cours de la Coupe du Monde, et chaque diffuseur peut y accéder librement. De nos jours, le montage des programmes se fait sur ordinateur. Donc, notre système permet aux diffuseurs de trouver plus facilement les séquences qu'ils recherchent. Le transfert de données se fait beaucoup plus rapidement, notamment quand il s'agit de contenus venant du Togo et de Trinidad et Tobago, ou encore des stades allemands.
Quelles innovations peut-on attendre pour Afrique du Sud 2010 ?
Nous en avons déjà beaucoup discuté. Mais nous avons le sentiment d'avoir fait un grand pas en avant cette année et je ne pense pas que la prochaine édition connaîtra une telle révolution. Mais nous avons des idées en stock. Il y aura donc, à n'en pas douter, quelques surprises dans quatre ans.