Tiziano Ferro, chanteur né à Latina le 21 février 1980. Il vit à Londres depuis 2005. Il a étudié pendant sept ans la guitare classique, un an la batterie et deux ans le piano. A l'âge de 16 ans, il entre dans le chœur de gospels de Latina, où il affirme son talent et se passionne pour la musique noire. Il s'inscrit à l'Accademia della Canzone de San Remo : en 1997, il n'arrive pas à passer le seuil de la première semaine ; en 1998, il se retrouve parmi les douze finalistes du Festival de la Chanson italienne. En 2001, il signe un contrat avec la maison de disques EMI et sort, en juillet de la même année, son premier single : "Xdono". Le succès ne se fait pas attendre. Ce disque devient très vite numéro un des ventes.

Où avez-vous vu le match Italie – Allemagne ?
Malheureusement je n'ai pas pu regarder attentivement tous les matches de l'Italie, même si j'ai cherché à en voir le plus possible. Je viens de sortir un nouveau disque (NESSUNOèSOLO) et la campagne de promotion m'a conduit dans toute l'Europe. Mais hier soir, c'était trop important ! Rendez-vous compte : j'étais en Belgique et j'ai demandé qu'on arrête la promotion à 20h00 pour pouvoir suivre le match à l'hôtel. Avec mes collaborateurs, on s'est fait prêter une salle afin de pouvoir partager dans l'intimité les moments difficiles du match. Heureusement que je pourrai regarder la finale chez moi, en Angleterre. Là, au moins, je serai libre de tout engagement professionnel.

Comment avez-vous trouvé la prestation de l'équipe d'Italie ?
Très belle, spectaculaire ! Et puis, ça s'est terminé en apothéose !
Je ne suis pas un grand spécialiste, mais il m'a semblé que l'Italie avait tenu tête à un adversaire de grande qualité. N'oublions pas, non plus, que les Allemands jouaient à domicile. Il suffisait d'entendre les encouragements qui portaient l'équipe allemande.
On a été très forts, surtout au niveau psychologique. Ça a beaucoup compté. Et puis on a très bien joué. Nous avons su gérer des situations souvent délicates en maintenant notre cohésion.
Je crois que l'entrée de Del Piero, rendue nécessaire, s'est révélée déterminante. Je suis un grand admirateur de Del Piero, que je connais personnellement. C'est une personne remarquable. Il a prouvé qu'il était un grand champion. Il sait dépasser les critiques qui peuvent se focaliser sur sa personne. Je tiens à le remercier pour les émotions qu'il nous donne et pour le but qu'il a marqué hier.
Il y a d'autres personnalités exceptionnelles dans le football italien, comme Totti, qui savent provoquer de grandes émotions. Hier, j'ai perdu la voix à force de hurler. Pour la finale, il faudra que je me calme, sinon je risque de passer un mois en chômage technique.

Parlez-nous de votre intérêt pour le football ?
Je ne suis pas régulièrement le football. Hier, j'ai compris pourquoi. Quand je regarde un match, je suis tellement pris que ça finit par me stresser plus que de raison. Je préfère garder mes distances car je pourrais très vite devenir accroc.
Chez moi tout le monde soutient la Lazio. De mon regretté grand-père à mon frère, ce sont tous des inconditionnels de la Lazio. Je ne suis pas le championnat italien, mais si je devais choisir une équipe, ce serait la Lazio.

Qui voyez-vous en finale contre l'Italie : le Portugal ou la France ?
J'aime beaucoup le Portugal. C'est une équipe qui mériterait d'aller plus loin. Cependant, une affiche Italie – France est beaucoup plus attrayante. Je crois que ce sera la finale.
Je suis malgré tout partagé. Mon coeur me dit le Portugal, mais ma tête pense que ce sera la France.

Site officiel www.tizianoferro.com