La Corée en mode grand V
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La République de Corée a affiché les qualités de vitesse et de mobilité qui lui avaient permis d'atteindre le dernier carré en 2002. La Grèce en a fais les frais. Ce fut la clef du match.

Si le football n’est pas une science exacte, il possède ses logiques. Celle du binôme mobilité-vitesse est difficilement contestable par l’équipe pénalisée. Voire quasiment immuable quand le postulat est gravé dans le marbre d’une pelouse que les crampons coréens ont foulé d’un punch fleurant bon les glorieuses heures de la Coupe du Monde de la FIFA 2002.

"Il est encore trop tôt pour dire que la Corée de 2002 est de retour, mais ce qui est sûr c’est qu’on a su utiliser au mieux nos qualités de vitesse",  commente Jung Soo Lee pour FIFA.com.  "On s’attendait à ce que les Grecs soient lents. On savait que même s’ils étaient plus grands et plus physiques et que justement on se devait d’utiliser notre vitesse comme principal atout."

Le latéral droit Cha Du Ri confirme les propos de son coéquipier : "On appréhendait leur jeu physique car ils sont grands et durs sur l’homme. Mais j’ai été surpris par leur lenteur, on ne pensait pas que notre vitesse les dérangerait autant. Cela a même permis à nos milieux et latéraux, comme moi, d’apporter plus de danger devant."

Un plan de bataille respecté
"Le plan était de développer au maximum notre mobilité, d’être tout le temps en mouvement. Notre jeu d’attaque devait être basé sur des passes courtes et rapides, c’était le meilleur moyen de les gêner", analyse plus en détail l’entraîneur des Guerriers Taeguk.

Mission réussie pour une équipe coréenne beaucoup trop incisive pour des Grecs plus généreux en largesses défensives qu’à l’accoutumé. Ce que regrette Otto Rehagel : "Le premier but vient sur une erreur de notre part, un marquage oublié. Prendre un but aussi tôt dans la rencontre a perturbé mon équipe, elle n’a pas su réagir."

Le sélectionneur allemand champion d’Europe en 2004 n’a pu ensuite que constater les dégâts de son banc. "Après ce but, on manqué de confiance et d’agressivité, à l’image de Karagounis. C’est pour ça que l’ai sorti à la pause, je devais changer quelque chose."

"Ils ont joué comme des guerriers"
S’il se refuse à pointer du doigt un déficit de vitesse de ses troupes, "nous ne sommes pas lents", le roi Otto en bon souverain sait rendre à César ce qui lui appartient : "Les Coréens ont joué comme des guerriers, en étant plus rapides que nous. Ils méritent cette victoire."

Les absences de Vangelis Moras (blessé) et de Sotiros Kyrgiakos (sur le banc) dans le onze de départ peuvent-elles expliquer les lacunes d’une charnière centrale hellène bien à la peine ? "On va discuter entre nous de ce qui n’a pas marché et effectuer les changements nécessaires. Rien n’est figé, tout est possible", rétorque indirectement Rehhagel, qui espère récupérer Moras pour le match face au Nigeria.

La Corée, elle, attend l’Argentine "avec une confiance gonflée à bloc" dixit Cho Yong Hyung. Et le plein de vitesse à revendre.