Examen réussi
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Le maillot argentin floqué du numéro 10, un pied gauche qui aimante le ballon et une pluie d'ovations. Non, ceci n'est pas un flashback vers les années Maradona. Vous êtes en 2010 à l'Ellis Park de Johannesburg, l'Argentine joue contre le Nigeria et c'est Lionel Messi qui récolte les applaudissements à chacune de ses géniales interventions.

"Lío, je le veux toujours près du ballon. Aujourd'hui, ç'a été le cas. Quand il s'amuse, on prend tous plaisir. Le foot ne serait pas aussi beau s'il ne touchait pas la balle", a indiqué Maradona à propos de celui qui est souvent considéré comme son héritier. "Je suis content pour lui, il mérite tout ce qui lui arrive", a ajouté Juan Sebastian Veron, qui partage sa chambre avec le Catalan.

Et que pense l'intéressé de son deuxième match en tant que titulaire en Coupe du Monde de la FIFA ? "Je me suis senti très bien balle au pied, ce qui est très important pour moi. On a pu créer quelques belles phases de jeu et on aurait mérité d'aggraver la marque. Au-delà de ma prestation personnelle, c'était très important de gagner le premier match", a indiqué le feu-follet blaugrana dans les vestiaires.

"On savait qu'on devait commencer cette compétition sur une bonne note et on a été à la hauteur. On s'est débarrassé de la pression des qualifications, qui était lourde, et on a laissé les mauvaises choses derrière nous. Maintenant, il faut se tourner vers le match contre la Corée du Sud, mais on a encore le temps", a-t-il ajouté.

Un plébiscite
Dans le camp nigérian, on ne tarissait pas d'éloges au sujet de la star argentine. "C'est le meilleur joueur du monde et il l'a confirmé cet après-midi. Les Argentins sont bons en attaque mais lui, il est tout simplement incroyable. Notre défense a fait ce qu'elle a pu, mais elle n'a pu rien faire", regrettait le gardien des Super Eagles Vincent Enyeama, désigné Homme du Match Budweiser pour ses prouesses face à La Pulga.

Son coéquipier Peter Odemwingie faisait la même analyse. "On en parlait il n'y a pas si longtemps dans les vestiaires : tout le monde trouvait Messi très rapide et difficile à jouer. Je crois qu'on a fait de notre mieux pour l'arrêter lui, mais aussi ses coéquipiers. Mais bon, c'est une équipe de classe mondiale", regrettait l'ancien Lillois. La défense sud-coréenne est donc prévenue : Messi est chaud et il ne compte pas s'arrêter en si bon chemin.