
Auteur du but de la victoire de son équipe, Robert Koren garde les pieds sur terre. Le capitaine slovène l'a confirmé à FIFA.com : il est encore trop tôt pour célébrer ce premier succès historique en Coupe du Monde de la FIFA.
"Nous sommes très heureux. En ce qui me concerne, je suis fier de porter le brassard et d'avoir marqué ce but décisif", confie le milieu de terrain de West Bromwich Albion quelques minutes après avoir offert la victoire aux siens devant l'Algérie (1:0), dimanche au stade Peter Mokaba. "Pour un petit pays comme le nôtre, c'est déjà un exploit de disputer une Coupe du Monde. Cette victoire représente donc quelque chose d'exceptionnel. Mais il nous reste encore deux matches à jouer et beaucoup de points à prendre si nous voulons passer ce premier tour."
"Nous n'allons donc pas trop fêter cette victoire", conclut-il, le sourire aux lèvres. De fait, personne n'attendait vraiment la Slovénie à la première place du Groupe C, mais le match nul (1:1) entre les Etats-Unis et l'Angleterre a permis aux hommes de Matjaz Kek de prendre le meilleur départ. Malgré ces paroles austères, les joueurs slovènes ont passé de longues heures dans le vestiaire avant de mettre le nez dehors. Entretemps, la défaite des voisins serbes (0:1) face au Ghana est venue tempérer leur enthousiasme. Les Slovènes n'ont pas toujours brillé mais, à en croire Koren, les joueurs ont dû s'acclimater à leur nouvel environnement. Ils ont en tout cas été prompts à profiter de l'exclusion d'Abdelkader Ghezzal, à la 73ème minute.
"J'ai été surpris de voir les Algériens continuer à attaquer et se découvrir alors qu'ils évoluaient en infériorité numérique", poursuit le capitaine slovène, impressionné par "la rigueur tactique et la combativité" des Fennecs. "Après le carton rouge, nous avons un peu changé notre système. J'ai eu la possibilité de monter plus souvent aux avant-postes. Nous avons essayé de faire circuler le ballon plus rapidement entre les lignes. Je me suis retourné et j'ai vu nos attaquants prendre la profondeur. Les défenseurs ont suivi, ce qui a libéré des espaces. J'ai visé l'angle opposé."
"On ne sait jamais..."
"Dès que j'ai touché le ballon, j'ai senti que ma frappe était bien partie mais je pensais que le ballon ne serait pas suffisamment près du poteau. Cela dit, nous avions vu le but encaissé par l'Angleterre la veille. Alors, je me suis dit : 'on ne sait jamais…' Ce genre de frappe n'est pas facile à capter pour un gardien. En plus, je crois qu'il a été surpris. Finalement, la chance était de notre côté. Pour le moment, nous ne pensons pas trop au classement ou aux autres équipes. Nous avons fait un match correct aujourd'hui. Cela va nous permettre d'accumuler de la confiance avant d'affronter deux très bonnes équipes."
Selon lui, le choc contre les Etats-Unis, programmé vendredi à Johannesburg, s'annonce d'ores et déjà décisif. "Ils ont réalisé une grosse performance collective contre l'Angleterre. Tout le monde s'attend à retrouver l'Angleterre en huitième de finale, mais nous allons tout faire pour prendre des points au prochain match. En cas de bon résultat contre les Etats-Unis, notre situation sera beaucoup plus favorable."
"Ils se sont beaucoup dépensés dans ce match. Les deux équipes ont eu des temps forts et des temps faibles. De toute façon, nous allons nous pencher sur leurs qualités et leurs défauts avec le sélectionneur. Pour le moment, nous avons prouvé que nous avions nous aussi des arguments à faire valoir. On manque souvent de repères avant de jouer un match serré. Désormais, nous savons que nous sommes capables de mettre la pression sur nos adversaires."








