Howard : "Il n'y a pas de match parfait"
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Tim Howard a connu une ascension météorique en club et sur la scène internationale. Repéré à son adolescence dans les rangs des championnats semi-professionnels du New Jersey, le gardien monté sur ressorts est devenu un joueur phare des MetroStars (à présent Red Bulls) de New York, puis a pris la suite de Fabien Barthez à Manchester United, avant de rejoindre Everton.

Aujourd'hui âgé de 29 ans, l'incontournable numéro un du onze américain a pris le temps de s'entretenir en exclusivité avec FIFA.com avant le match de qualification crucial qui opposera les Boys à Cuba samedi à Washington.

Les Etats-Unis ont pris la tête de leur groupe, avec trois victoires en autant de matches. Indépendamment de ces belles performances, quel regard portez-vous sur les prestations de votre équipe ?
On ne va pas se plaindre face à de tels résultats, mais les entraîneurs et les joueurs sont perfectionnistes et on sait qu'on peut toujours mieux faire. Après chaque match, on en analyse chaque facette pour voir comment affiner notre jeu. Il n'y a pas de match parfait, il reste toujours des choses à corriger.

Est-il difficile pour des joueurs arrivant des quatre coins du monde de trouver la concentration nécessaire et de se préparer en une seule semaine de stage ?
Le mieux serait de jouer le plus possible ensemble, bien sûr. C'est vrai qu'il est difficile de se préparer en si peu de temps. Y parvenir dépend des entraîneurs, mais aussi des joueurs. Qu'on vienne d'Angleterre, de France, d'Espagne ou d'ailleurs, on doit oublier tout ce qui se passe dans nos clubs pour nous tourner exclusivement vers l'équipe nationale. On s'entend tous très bien sur le plan professionnel et personnel, ça aide aussi.

Que pensez-vous des performances de l'équipe en défense ? Vous et votre arrière-garde n'avez pas concédé un seul but jusqu'ici...
Un gardien dépend entièrement des défenseurs. Carlos (Bocanegra) et Oguchi (Onyewu) se sont montrés brillants, de même que les milieux et les attaquants. On a défendu en bloc et mis nos adversaires en position de faiblesse. Notre défense est efficace et parfaitement huilée, de façon à ne jamais laisser un espace.

"Efficace", voilà qui décrit très bien la victoire 3:0 que vous avez remportée sur Trinité-et-Tobago à Chicago le 10 septembre.
C'est notre meilleur match jusqu'ici. Il illustre bien notre stratégie, prendre l'adversaire en défaut et l'éloigner des zones de danger.

Une victoire sur Cuba ce week-end vous qualifierait pour le dernier tour des éliminatoires de la CONCACAF. Est-ce qu'on aborde ce type de match dans un état d'esprit particulier ?
C'est la deuxième fois qu'on affronte Cuba. Cette fois, on joue à domicile, la balle est dans notre camp. On sait ce qui est en jeu, mais dans le même temps, on ne peut pas se permettre de se laisser envahir par le stress. Tout ce qu'on doit faire, c'est dicter le rythme de la partie et viser les trois points.

Dernière question : vous n'avez pas encore eu l'occasion de disputer une Coupe du Monde de la FIFA. Pensez-vous à cette possibilité, pour Afrique du Sud 2010 par exemple ?
Bien sûr, je pense à la Coupe du Monde, tout comme vous écrivez des articles sur le sujet. Mais bien des choses peuvent se passer d'ici là. D'abord, on doit se qualifier. Ensuite, encore faut-il que je reste titulaire. Personne n'est intouchable ou n'a de monopole sur un poste dans l'équipe. C'est très bien comme ça. Disputer une Coupe du Monde est un de mes grands objectifs et je travaille en ce sens, mais je ne préfère ne pas tirer de plans sur la comète.