C'est le 11 février prochain que les six survivants du parcours éliminatoire de la zone Amérique du Nord, centrale et Caraïbes entament leur dernier mini-championnat, connu dans la région sous le nom d'Hexagonal. Les États-Unis accueillent leur ennemi héréditaire mexicain dans la fraîcheur de l'Ohio, tandis que Trinité-et-Tobago se rend dans le chaudron salvadorien. Enfin, le Costa Rica affronte à San José le Honduras, autre référence continentale. FIFA.com vous offre une présentation de la première journée de ce tour final de la CONCACAF.
États-Unis - Mexique : le clasico
Les États-Unis abordent ce 55ème clasico du Rio Grande avec l'étiquette de favoris, essentiellement parce qu'ils évolueront à domicile. Les partenaires de Landon Donovan et du gardien Tim Howard ont choisi pour l'occasion le Crew Stadium de Columbus, une enceinte quasi talismanique où les températures risquent de descendre très bas.
Les USA n'ont jamais perdu un match de qualification devant le public de Columbus, qui a même assisté à deux succès sur les Mexicains. Ce n'est pas tout : les visiteurs n'ont jamais marqué dans l'Ohio et ne se sont plus imposés chez leurs voisins septentrionaux depuis dix rencontres. "Nous sommes ravis de rejouer à Columbus", a déclaré Bob Bradley, le sélectionneur américain, qui a conduit son équipe à la première place de sa poule dans la phase précédente. "Nous avons un bilan très favorable dans l'Ohio et le public nous soutient toujours à fond. Nous avons hâte d'y être".
Compte tenu du fait que la MLS est actuellement en pause, Bradley a laissé entendre qu'il ferait appel à plusieurs expatriés, parmi lesquels Clint Dempsey, Damarcus Beasley ou Jozy Altidore. Du côté de Sven-Goran Eriksson, c'est le problème inverse, puisqu'on devra plutôt gérer les absences des stars étrangères. En effet, outre Gerardo Torrado et Carlos Vela, automatiquement suspendus après le carton rouge reçu lors du dernier match, le sélectionneur devra se passer d'Andres Guardado et de Fernando Arce, coéquipiers au Deportivo et forfaits sur blessure. Enfin, Jonny Magallon et Aaron Galindo ne seront certainement pas remis à temps.
Le Suédois devra également travailler sur le plan mental, puisque ses protégés n'ont récolté qu'un point sur les trois dernières journées du tour précédent. Rappelons d'ailleurs que le Mexique n'a finalement sauvé sa peau qu'à la faveur d'une meilleure différence de buts que la Jamaïque.
Salvador - Trinité-et-Tobago : choc à Cuscatlan
Le Salvador compte bien prolonger son retour au premier plan continental. Présent en phase finale des Coupes du Monde de la FIFA 1970 et 1982, il espère bien profiter de son essor dans le cadre imposant du stade Cuscatlan. Il affrontera les Soca Warriors de Trinité-et-Tobago, seuls représentants des Caraïbes encore en course.
Sous la houlette du technicien colombien Francisco "Pacho" Maturana, qui a emmené tout son monde en Argentine pour les derniers préparatifs, les insulaires se reposeront à nouveau sur le talent et la personnalité de Dwight Yorke. Il se murmure également que Russell Latapy, âgé de 40 ans, pourrait quitter sa retraite internationale et reprendre du service, lui qui avait signé un but décisif contre les États-Unis. Quant à Kenwyne Jones, partenaire de Yorke à Sunderland, son retour en forme pourrait apporter plus de poids à l'attaque trinidadienne.
Du côté de Carlos de los Cobos, le sélectionneur salvadorien, on fera confiance au buteur Rudis Corrales et à la paire de dynamiteurs composée d'Eliseo Quintanilla et de Dennis Alas. Rappelons enfin que les Cuscatlecos n'ont concédé qu'une seule défaite sur les cinq matches éliminatoires disputés à domicile : autant dire que le stade Cuscatlan leur donne des ailes.
Costa Rica - Honduras: l'Amérique centrale vacille
Le choc entre les deux poids lourds centre-américains aura lieu au stade Saprissa, situé à San José, capitale du Costa Rica.
C'est à Bryan Ruiz qu'échoit la mission d'emmener les offensives des Ticos. En face, la nouvelle vedette costaricaine trouvera des Honduriens impatients de retrouver la grand messe du football mondial, à laquelle ils avaient participé en 1982. Les Catrachos s'appuieront sur la star David Suazo, pensionnaire de Benfica, et sur Maynor Figueroa et Wilson Palacios, lequel s'est récemment engagé avec Tottenham Hotspur. Le capitaine et l'âme de cette équipe n'est autre qu'Armando Guevara, Hondurien le plus capé de l'histoire.
Le Honduras aborde cette phase avec une confiance renforcée par ses dernières performances. En effet, les protégés de Reinaldo Rueda se sont permis de remporter leur poule au nez et à la barbe du Mexique et de la Jamaïque. Quant au Costa Rica, il a signé un parcours idéal, marqué par six victoires en six matches, mais face à des adversaires moins huppés (Haïti, Surinam et le Salvador).

